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CO + 21 = — CH2— + HO

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On peut quelquelois, en faisant varier les conditions où l'on opère, conduire progressivement la réduction jusqu'à l'un quelconque de ces trois termes ; mais,le plus souvent, l’une des trois réactions possibles se produit seule ou prend le pas surJes autres.

Les cétones réagissent presque toujours suivant les équations (1) et (2).

Les aldéhydes réagissent suivant les équations (1), (2) et (3).

Les acides, les éthers sels, les amides et les imides réagissent surtout suivant l'équation (3).

L'acétone ordinaire, hydrogénée, en solution acide {SO2H à 10 °/,\ avec une cathode en plomb, fournit un mélange de pinacone et d'alcool propylique secondaire, si la densité du courant est faible (0,5 ampères par 100 emq.). Scugers [16] a pu, en employant une cathode en cadmium et en faisant passer le courant sous une densité de 2 5 ampères, pousser la réduction de l'acétone jusqu’au propane ; la surtension de l'hydrogène au contact d’une cathode en cadmium est cependant moins élevée qu'au contact d'une cathode en plomb.

Les cétones aromaliques, les célones mixtes et les cétones grasses se comportent en général comme l'acétone ordinaire, c'est-à-dire qu'elles sont réduites suivant les réactions {1) et (2). Le plus souvent l'électrolyte est constitué par de l'acide sulfurique dilué.

Tarez et Scueeps [17] ont réduit un certain nombre d'aldéhydes aliphatiques et aromatiques jusqu'au terme carbure (R - CHO —+ R- CH) en faisant usage de cathodes de mercure, de plomb ou de cadmium.

Une réaction intéressante consiste à transformer le groupe fonctionnel carboxyl — COOH en groupement alcool-primaire — CH20H ; elle réussit seulement avec les acides aromaliques monobasiques R — COOI dont le carboxyl est directement fixé sur le noyau {acides benzoïque, toluiques, ete.).

L'acide benzoïque fournit l'alcool benzylique avec un rendement de 80 à 85 ‘/,: on opère la réduction au sein de l'alcool à 60°, légèrement acidulé par l'acide sulfurique. La densité du courant à la cathode doit être élevé (10 ampères pour 100 cq) ; on doit laisser passer une quantité d'électricité deux fois plus plus grande que la quantité théorique (48).

La réduction électrolytique de ‘l'acide urique fournit la purone [19].

7 "NH — CH2 |

+ > —> CX MÉGANE

CO, ee NUE T: À ne AR NT Ci A NH — C— NH

h Dyp Acide urique Purone

On opère au sein de l'acide sulfurique à 75 ?/, avec une très forte densité cathodique {cathode en plomb) ; il est nécessaire de refroidir énergiquement le bain électrolytique de façon à maintenir la température entre 5et 8° centigrade.Le rendement en purone est presque quantitatif.

Traitées dans des conditions analogues, la xanthine, la théobromine et la caféine subissent une (ransformation semblable ; le groupement — CO —; Qui occupe la position 6 du novau purique, est réduit en groupement — CH? — et l'on obtient : la désoxypurine, la déoxythéobromine et la désoxycaféine.

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