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d'une atmosphère d'hydrogène ; la solution ainsi préparée est addilionnée de 10 gr. de quinoléine et de 50 ce. d'acide acétique cristallisable ; le mélange est agité mécaniquement au contact d’une atmosphère d’hydrogène surpressé (surpression 3 atmosphères). — Il a été fixé 8 1. 76 d'hydrogène en 9 heures, la quantité théorique étant égale à 8 1, 70.
La composition du produit d'hydrogénation, exirait à l’éther après addition d'un excès d’alcali, répond à celle de la décahydroquinoléine. 11 fond à 48° et bout à 204°.
II — Arrét de l'hydrogénation au terme lélrahydoquinoléine. — L'opération, pratiquée dans des conditions exactement semblables, est arrêlée lorsque la quantité d'hydrogène fixée atteint 3 1. 4%. On extrait la base à l’éther et on la transforme en chlorhydrate que l'on fait cristalliser dans l'alcool. MEME
Il serait possible de multiplier encore les exemples ; tous ceux que nous avons donnés portent sur des réactions qu'il est impossible ou très diflicile d'effectuer par la méthode de SABATIER et SENDERENS.
On remarquera que la quantité de catalyseur mise en œuvre "est toujours petite par rapport à la masse de produit hydrogéné.
Est-il possible d'effectuer plusieurs fois la même opération apec le même catalyseur ou faut-il le régénérer chaque fois, après l'avoir précipité par addition d'un excès d'acide minéral? Les auteurs restent muets sur ce point. Mais, même en acceptant pour vraie la dernière hypothèse, le procédé parait être réellement pratique.
Pour pouvoir agiter, au contact d'une atmosphère d'hydrogène surpressé, les liquides complexes sur lesquels ils opèrent Skrra et Meyer ont fait construire un appareil très simple :
Le gazomètre est un cylindre en laiton d'une contenance de 8 litres enviror ; il communique avec un tube de niveau, gradué, sur lequel on peut lire à chaque instant le volume du gaz qu'il contient. La pression est indiquée par un manomètre fixé à la partie supérieure. Lorsqu'on opère avec une surpression ne dépassant pas une atmosphère, il est possible, au moyen d'un dispositif particulier, de maintenir celle-ci constante. Le gaz, au fur et à mesure qu'il s'échappe du gazomètre, est remplacé par de l’eau ; une colonne de mercure,contenue dans un tube de caoutchouc entoilé, communique avec la partie inférieure du récipient, elle peut être abaissée ou élevée de façon à régler la surpression à 76 cm. de mercure. L'eau qui arrive également
par le bas dans le gazomètre, doit naturellement avoir une pression suffisante pour pouvoir refouler le gaz; on règle son arrivée de façon à ce que le niveau du mercure reste sensiblement constant pendant toute la durée d’une opération.
Les réactions sont effectuées dans des flacons en verre épais, dont le goulot étroit peut être adapté à une sorte de bouchon mécanique qui porte un tube en métal muni d’un robinet. Sur ce robinet est fixé un petit tube souple en cuivre, communiquant par son extrémité avec la partie supérieure du gazomètre. Le flacon ainsi disposé est placé sur un agitateur mécanique
qui lui communique un mouvement de va et vient. | | L
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FIG, 2.— Appareil de Skita et Meyer.
(Berichte der deutschen chemischen Gesellschaît, T. XLV, p. 3.595, 1912).
Ce dispositif très simple permet de suivre la réaction et d’en mesurer la vilesse par de simples lectures faites périodiquement sur la graduation du tube de niveau. Lorsque l'hydrogénation d'un composé organique comporte la fixation de plusieurs molécules d'hydrogène, il est possible d'arrêter la réaclion au moment précis où on le désire, et d'étudier les produits intermédiaires qui peuvent prendre naissance. .
Au cours de leurs recherches, Skira et Meyer ont toujours fait usage d'hydrogène comprimé, livré par l’industrie, sans lui faire subir aucune purification.
Les applications de la méthode de Paar-Skira sont déjà nombreuses. Indépendamment des résultats antérieurement obtenus par PaaL et ses collaborateurs, Sxrra et Meyer ont appliqué les métaux colloïdaux à l'hydrogénation des aldéhydes des cétones, des composés éthyléniques et acélyléniques ; ils ont hydrogéné également un certain nombre de composés cycliques: dérivés du benzène, pyridine, quinoléine, naphtaline. LE