CHAPITRE VIIL
Hydrogénation directe des liquides par catalyse. (Suite).
Emploi des métaux communs.
Dans l’exposé de la méthode d'hydrogénation de Sararier et. SENDERENS, NOUS avons indiqué avec quel soin on doit éviter que le nickel réduit ne vienne à être mouillé par le composé à hydrogéner lorsque celui-ci est liquide. Cet accident peut, en effet, compromettre la bonne marche des opérations.
On pourrait croire, d'après ces indications, que le nickel divisé ne peut jouer le rôle de catalyseur d'hydrogénation qu'en présence de système gazeux. Il n’en est rien cependant.
En 1902, Leprince et Sivexr (45) prirent, en Allemagne, un brevet ayant pour objet la transformation directe de l'acide oléique en acide stéarique au moyen de nickel réduit et de l'hydrogène ; le même brevet comportait également la transformation en graisses solides, plus ou moins dures, d'un certain nombre d'huiles végétales et animales : huile d'olive, huile de lin, huiles de poissons.
Depuis cette époque, plus de trente brevets ont été pris, {ant en France qu’à l'étranger, dans le bat de protéger des procédés plus ou moins originaux permettant de réaliser la même transformation (!}. Ces différents brevets ont été récemment passés
(1) L'industrie s'efforce de lancer des huiles durcies dans le commerce des graisses alimentaires ; ces produits ont déjà fait l’objet de diverses études tant au point de vue de la connaissance des glycérides qu'ils contiennent qu'à celui des modifications que leur introduction dans le commerce peut apporter aux méthodes d'analyse des corps gras [47], [481.