‹ Méthodes récentes dans le traitement des varices par les injections sclérosantes: Essai de mise au pointChapitre 12 sur 22 · AA ER · texte numérisé non relu

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territoire veineux était atteint, davantage parfois chez les malades porteurs de varices très développées et qui prennent mal l'injection.

Le traitement terminé, il faudra encore prévenir le malade de la possibilité de récidives habituellement d’ailleurs restreintes à quelques segments veineux et dont quelques séances auront raison. La nécessité fréquente de ce « traitement d'entretien » ne nous semble pas avoir été assez souvent indiquée par les auteurs. En fait, il est indispensable de revoir les malades une fois traités tous les six mois environ pendant plusieurs années, de façon à saisir et traiter à leur début les ré-

cidives qui pourraient survenir.

Cas particuliers

Le traitement que nous venons de décrire s'applique au cas le plus général "de varices étendues aux gros troncs veineux des deux membres inférieurs. Dans certains cas, on aura à traiter des dilatations veineuses fines et superficielles qui peuvent d’ailleurs s’observer dans tous les cas et pour lesquelles une technique païticulièrement minutieuse sera nécessaire

C’est alors que l'aiguille très fine et à biseau très court est indispensable. La seringue doit être tenue d’une façon rigoureusement parallèle à la lumière veineuse, et l’injection sera poussée dès qu’on verra le sang apparaître à l'aspiration. Il est exceptionnel qu'on ait besoin, pour rendre ces veines apparentes, de recourir au garrot placé au-dessus.

Tantôt, s’il s'agit de veines peu visibles, on pourra en réussir la ponction en se fiant surtout sur les données du palper, tantôt au contraire, il s’agit de veinosités violacées très superficielles et qu’on pourrait croire intradermiques. On en précise le trajet principal en les effaçant d’abord par la pression et en se rendant compte de la manière dont elles se remplissent.

Enfin, il peut s’agir de varices très difficiles à voir au milieu d’un œdème plus ou moins important. Pour les injecter. on appuie avec le pouce assez fortement pendant quelques minutes, comme si l’on cherchait le godet. On refoule ainsi l’œdème et on obtient une dépression au milieu de laquelle la varice apparaît beaucoup mieux et est injectée plus facilement.

Nous n'insisterons pas ici sur d’autres cas particuliers (varicocèle, hémorroïdes, angiome veineux, petits paquets de varicosités très superficielles) où l'injection rigoureusement intra-veineuse, même par les techniques minutieuses que nous venons de décrire est pratiquement impossible, et pour lesquelles il ÿ a lieu de recourir à des produits moins caustiques dont nous

parlerons dans un autre chapitre.

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pe ÉTUDE DES PRINCIPAUX PRODUITS EMPLOYÉS

Nous avons cherché, dans ce qui précède, à donner

comme base du traitement des varices par les injec-

tions sclérosantes, une technique parfaitement réglée.’

Maître de cette technique, on pourra obtenir d’excellents résultats dans la plupart des cas. Nous n’allons pas cependant jusqu'à affirmer, avec-R. Tourway, que le salicylate bien manié donnera 100 % dé bons résultats. Nous croyons même qu'il est très utile de connaitre bien les ressources que peuvent: éventuellernent

fournir d’autres produits, dont nous avons étudié spé-

cialement quelques-uns parmi les plus récemment proô-

posés. |

La liste des substances qui ont été employées jusqu'à ce jour dans le traitement selérosant des varices est londue. Bien que la plupart aient seulement un intérêt historique, nous allons les rappeler brièvement, avant

d'étudier celles qui sont restées en usagé

Perchlorure de fer (Descrances et Barrié, 1854). Liqueur-iodotannique (DEescRANGEs ef BARRIÉ, 1894). Chloral (Necr£erti et Borrinr. 1860).

Persulfate de fer (Woop).

Acide phénique (Taver).

Ergotine (Rues, 1876).

Alcool (Excriscu, 1878).

Hydrate de chloral (Puüpr).

Solution iodo-iodurée (ScHrAsst).

Sublimé (LinsEer). | K Chlorure de sodium (LiINSER).

Carbonate de soude (Sicarp, 1918).

Hyposulfite de soude (SrcARp). 4

Chlorure de calcium (SIcAR»D).

Salicylate de soude (Srcarp).

Bi-iodure de mercure MON LUE et Lacroix).

Chlorhydrate neutre de quiuine (GENÈVRIER).

Citrate de soude (FROISIER).

Chlorhydrate double de quinine et d’urée (LE BLAYE). Glycose.

Cyanure de mercure (TOURNAY).

Gonacrine (TouRrNaY).

Dextrose.

Morrhuate de soude.

Glycérine (JAUsIoN).

Cette liste déjà longue n’est probablement pas complète, surtout si l’on veut compter les cas où la sclérose veineuse a été obtenue par surcroît au cours d’un traitement dirigé surtout contre une autre affection (cyanure de mercure chez un syphilitique, gonacrine chez un blennorragique dans les cas de TourNay)- Aussi bien, nous semble-t-il plus utile de préciser les avantages et les inconvénients des produits qui se sont avé-

rés capables de rendre des services, que d’allonger à

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