NÉ AUS
avons la conviction que plusieurs des chiens traités n'auraient pas survécu sans l'emploi de cette méthode qui nous a permis d'enregistrer 7 guérisons sur dix animaux soignés; méthode simple et toujours applicable étant donné la grande facilité avec laquelle on peut se procurer du sang de cheval.
AUTOPYOTHÉRAPIE
Ce procédé consiste en l'injection sous une forme convenable du pus recueilli le plus pur possible. Le liquide injectable est préparé d'une façon simple et rapide et ne nécessite aucune connaissance spéciale.
La technique donnée par Robin et Mglej est la plus simple.
: Prélèvement d’un cm? de pus dans les narines préalablement lavées et quinte de toux provoquée par pression sur le larynx. On peut stériliser par séjour à l’étuve à 57/60° pendant une heure, mais tous les microbes ne-sont pas tués et l’on risque de voir se former des abcès aux points d'injection. Mieux vaut recueillir le pus dans l’éther dans la proportion de 4 cm d’éther pour 1 de pus, léther libère les endotoxines contenues dans les leucocytes du pus et augmente par conséquent les propriétés du liquide injecté. On laisse le pus et l’éther en contact durant vingt-quatre heures en agitant, puis on ajoute 4 cm? - de sérum physiologique stérile.
Les injections se font dans le tissu conjonctif sous-
cutané à la dose de 1 cm? tous les deux jours à la face interne des cuisses, maïs mieux sur les faces latérales de l’encoluré où l'animal ne peut se lécher. Aseptiser la peau avant l'injection.
Trois injections au maximum furent faites sur 16 même chien. Mglej a traité 18 cas, 13 ont eu une issue heureuse dont 5 accompagnées de forme intestinale, oculaire ou cutanée.
Le pyovaccin, étant donné son mode de préparation n'agit que sur la forme respiratoire, les espèces microbiennes dans les troubles intestinaux n'étant pas les mêmes dans la forme digestive qu'il faut soigner par un moyen approprié; il en est de même pour la forme nerveuse.
Lorsque l’évolution est brutale, on peut avoir recours à un hétéropyovaccin en attendant que l'autopyovaccin soit prêt pour les injections ultérieures, on utilise l’immunité passive que confère instantanément l'emploi du sérum polyvalent, ce qui permet l'élaboration plus lente de l’immunité active.
Mglej conseille de ne pas faire intervenir le traitement par la pyothérapie après le sixième jour de la maladie dans la forme respiratoire. Car alors les parenchymes et les humeurs, qui jouent un rôle dans l'établissement de l'immunité, sont trop lésés pour que la pyothérapie ait un effet utile, Les injections ne doivent être continuées que si les précédentes ont donné une amélioration notable, abaissement de la température de 1° à 1°5.
Lin