REACTIONS DU SUJET
Robin a vu que l'injection était suivie aussitôt d'une légère hyperthermie de 1 à 4/10 durant une heure ou deux, puis dans les vingt-quatre à trente-six heures, la température baisse de 1° à 1°5, rarement on observe une recrudescence éphémère, le plus sou-vent dès le quatrième jour la température redescend doucement vers la normale. Le jetage se fluidifie, redevient muqueux, moins abondant, le flanc devient plus ample. Le rythme respiratoire se ralentit, se régularise, l'appétit reprend,
Robin avec Mglej eurent un échec sur un chien atteint de lésions pulmonaires graves, la mort suivit l'injection de pyovaccin dans les vingt-quatre heures Il faut, avant de traiter, s'assurer que l'organisme a encore le temps et les moyens de faire les frais de la réaction humorale et cellulaire.
MODE D'ACTION
Les maigres résultats obtenus par les injections de suspensions colioïdales ou de lait, et d'autre part les phénomènes excessivement peu marqués consécutifs aux injections font croire à Robin et à Mglej que la pyothérapie est une méthode d’immunisation curative, qu'elle ne peut rentrer dans le cadre de la protéinothérapie et qu’il ne peut s’agir de choc, d'autant plus qu'au fur et à mesure des injections les réactions deviennent plus faibles, ce qui indique un pouvoir
immunisant des injections antérieures, pouvoir
immunisant qui va d’ailleurs de pair avec l'amélioration.
La pyothérapie est préférable pratiquement, car lorsque les malades nous sont amenés, les localisations sont faites. et il semble qu'il soit trop tard pour faire intervenir utilement les autres modes de traitement. S'il est apparent que les lésions parenchymateuses sont profondes, il y aura lieu de recourir à l'hétérohémolysothérapie.
L'autopyothérapie est rapide, simple et rigoureusement spécifique, les leucocytes morts et désintégrés du pus apportent en abondance les substances diastasiques nécessaires contre la maladie. Et le fait d'ignorer la richesse en microbes du pyovaccin n'a pas d'importance étant donné les variations considérables suivant les auteurs des doses à injecter.
Comme pour la plupart des méthodes thérapeutiques, l'efficacité n'est point constante, c'est au clinicien à reconnaître les Cas où l’autopyothérapie sera utilement employée. |
VACCINOTHÉR APIE ET SÉROTHÉRAPIE
Après les travaux de Wright la vaccinothérapie peut être définie de la façon suivante : c’est une
méthode « destinée à traiter une infection déjà en
évolution par des vaccins. c'est-à-dire par les germes de la maladie considérée rendus artificiellement non pathogènes ».— Bazy. Le principe de ce procédé thérapeutique est la constatation d’une période primaire dans l’évolution de toute maladie, période pendant
laquelle les microbes cultivant en certaines régions
de l'organisme, les autres régions étant indemnes et eonservant toutes leurs facultés de défense, pourront
sous l'influence du vaccin venir en aide aux régions
. infectées.
La vaccinothérapie aboutit à une immunité active de la part de l'organisme qui a subi le traitement.
Dans le cas de septicémie brutale et intense où tout l'organisme doit être considéré comme infecté ; Wright déconseille l'emploi d'un vaccin, car « dans les septicémies et autres infections bactériennes intenses, les leucocytes du malade perdent leur pouvoir de réagir sous l'influence du vaccin. Dans de tels
cas il est essentiel avant l'injection de se rendre
compte si le sang du malade conserve son pouvoir
réactionpel ou épiphylactique.