‹ Méthodes Spécifiques et Paraspécifiques dans le Traitement de la Maladie du Jeune Âge du ChienChapitre 24 sur 26 · SELS · texte numérisé non relu

SELS

Dans le cas où l'organisme est jugé incapable de réagir, et par conséquent où il est inutile de tenter la vaccinothérapie, on pourra avoir recours à la sérothérapie qui confère à l'organisme malade une immunité passive immédiate, il n’y a donc pas de contreindications pour la sérothérapie qui devra être renouvelée aussi longtemps que les animaux seront dans des conditions telles qu'ils peuvent contracter les maladies.

Les différents vaccins et sérums préconisés dans le traitement de la maladie du jeune àge sont d'autant

plus nombreux que Fon connaît encore imparfaite-

ment la flore microbienne de cette affection. Tous les

vaccins ont d’ailleurs pour base, non le virus filtrant

de Carré qui est incultivable, mais les germes divers

d'infection secondaire que l’on a pu isoler des lésions.

vaccins où sérums auront une certaine efficacite,

mais aucun n'atteindra complètement le but visé.

armi les travaux faits sur cette question, il faut . citer ceux de Copeman Monckton qui, par culture sur

agar de l'exsudat pulmonaire et du mucus de la tra-

chée, où du jetage nasal, a prétendu isoler le microbe spécifique; par chauffage du bouillon de culture. l'auteur a obtenu un vaccin dont il vante les pro-

priétés préventives sans insister sur la valeur curative. Fe

Gensen analyse les résultats obtenus avec diffé

rents vaccins où sérums.

1° Vaccin Physalix (bouillon de culture d’une bac- |

térie ovoïde, atténuée par vieillissement et addition de glycérine), employé à titre préventif et curatif.

2° Sérum antidistemper de Monckton Copeman, de FInstitut Jenner, de Londres, par isolement dù à

Richt d’un bacille encapsulé, de streptocoques et sta-

.phylocoques. Une commission anglaise a montré le

peu de valeur de ces deux produits.

. 3° Staupeserum de Piorkowski obtenu par inoculations répétées de:bacilles encapsulés à de grands animaux. En injections sous-cutanées de 10 à 50 cm il serait, aux dires de l’auteur, actif dans 90 % des cas de forme catarrhale ou nerveuse.

4° Hundestaupésérum de Gans n’agirait qu’au début de la maladie seulement. Mais Puttkamer a montré linefficacité de ces deux sérums alors que Müller et Van Bodens reconnaissent quelque valeur

au Staupesérum de Piorkowski employé au début.

Mazucchi a trouvé dans le foie des malades à

forme digestive et nerveuse un bacille immobile qu'il

a dénommé « bacille Koko ». Par inoculation d’une

culture de ce bacille il a réussi à reproduire la.

maladie. Il en a fait un vaccin qui serait actif au début

de Paffection.

Breidert, concurremment aux traitements symptomatiques, a utilisé un vaccin « Omnadin ». Les résultats auraient été favorables.

. Dassonville et Wissocs ont trouvé dans les sécré: tions pulmonaires un microorganisme ressemblant au microbe: pyogène à partir duquel ils ont préparé un

256 Re

sérum, le sérum D. W.. auquel on attribue une faible action préventive.

Lamche, Signière et Bissauge ont-eu de bons résultats avec un sérum antistreptococcique contre la forme respiratoire tant que le tube digestif est sain. Padeberg à expérimenté avec lé sérum de, Seitz, obtenu à l’aide de deux microbes pathogènes trouvés constamment dans la maladie.

Fontaine, dans sa thèse, rapporta les effets curateurs du sérum polyvant Leclainche et Vallée.

Mais étant donné l'impossibilité où nous nous trouvons encore à l'heure actuelle de faire une énumération microbienne complète des sécrétions des animaux malades, il est certain qu'aucun sérum où raccin ne peut être entièrement spécifique.

D'autant plus que pour l'obtention des vaccins le fait de cultiver les microbes peut favoriser la multiplication d’une certaine espèce de microbes au détriment d'une autre, dont le rôle pathoëne in vivo est peut-être plus important, cet inconvénient conduit à l'obtention d’un produit dont la valeur préventive ou curative sera diminuée d’une façon notable et rendue incertaine.

A l'heure actuelle on trouve dans le commerce un certain nombre de vaccins où sérums dont la spécificité est discutable. On ne pourra accorder une telle qualité qu'aux vaccins préparés à partir du virus fil- trant identifié par Carré comme agent pathogène de la maladie du jeune âge.

Page 1