II. Les deux derniers pieds
70. Ils ne sont soumis à aucune loi fixe comme en latin; toute liberté est laissée pour Fétendue des mots et pour leur distribution entre les deux pieds. On peut donc finir par : TrovroTropoio,
/(OÔJXSVOÇ XT|p, Ota<TT7^T7|V £p''r7aVT£, £V {JLeYaSO'T'.V, èijOaiTjTOV
Trepl pouLov, £<Tcpa;av xal £0£tpav, etc. La Seule règle est d'y éviter un arrêt sensible entre deux mots. Le vers spondaïque est peut-être plus fréquent qu'en latin, et sans intention spéciale. Dans ce cas, le quatrième pied est presque toujours un dactyle, mais pas toujours.
80 CHAPITRE VI. l'hexamètre LATIN
m. DifTércnccs générales.
71. Les Grecs ne recherchent pas l'opposition des hémistiches comme les Latins ; il leur suffit que les temps forts soient bien distribués (d'ordinaire 3 + 3) et que les parties du vers s'articulent de quelque façon ; la fréquence de la césure trochaïque donne une allure plus unie, moins brusque, mais moins énergique. Si l'on représente la marche du vers latin par une ligne brisée, celle du vers grec se rendra par une courbe.
Autre différence du même genre, et tenant au même principe : tandis qu'en latin le temps fort frappe de préférence la finale du mot dans le premier hémistiche, et ne la frappe jamais à la fin du vers, où il tombe' soit sur la première, soit sur la seconde syllabe du mot, de manière à faire ressortir ^ non seulement la distinction des hémistiches, mais encore celle des mots et leur distribution dans la série rythmique ; en grec, les mots se fondent en quelque sorte pour former les pieds, le rythme fait comme disparaître la distinction des mots pour ne mettre en relief que les divisions métriques 3.