‹ Métrique latineChapitre 7 sur 101 · RÈGLE? DE LA CÉSURE · texte numérisé non relu

RÈGLE? DE LA CÉSURE

lufans namque pudor///prohibebat plura profari. (H.) Quis genus /Eaeadum,///quis Trojjie nesciat urbem? (V.)

Nota. Cette césure se trouve, comme principale ou comme secondaire, dans la grande majorité des vers latins. Saint Augustin {de Musica, v, 3), après en avoir donné plusieurs exemples : Italiam fato, Littora multiim ille et, Vi superum ssevœ, . . . ajoute : Ne multa, perseqiiere ceteros qitantum voles, has priores partes versuum ejusdem dimensionis invenies, id est quinto sennpede articulatas. Rarissime omnino si hoc non ita est.

11. — 3. Outre le vers à coupe penthémimère, il y a deux autres types réguliers d'hexamètre :

a. Le vers à triple césure, trihémimère, trochaïque, hephtliémimère :

Infandum, / regina, /jubés / renovare dolorem.

b. Le vers à double césure, trihémimère et hephthémimère, à condition que le second temps faible soit occupé par un disyllabe pyrrhique ( - - ), ou, ce qui est plus rare, par un monosyllable long :

/Eternis / 7'egis imperiis/et fulmine terres. (V.) Accélérât / Sîmw/ iîlneas, / simul agmina Teucruui. (V.) Ima petunt. / //me virginese, / mirabile moiistrum. (V.)

Remarque. Que telle ou telle césure soit principale ou secondaire, cela n'empêche pas le vers d't'tre bon. Mais c'est une autre question de savoir où les Latins mettaient la coupe quand ils avaient le choix. On peut dire, en général, que si aucune raison étrangère au rythme n'intervenait, ils préféraient s'arrêter après un temps fort, et plutôt

après la penthémimère, qu'après l'une des deux autres césures fortes. Il est moins facile de savoir jusqu'où ils tenaient compte du sens ; nous en dirons quelque chose ci-dessous, 20 seq.

Nota 1. Le type a est très harmonieux; après Virgile, '"/"''•^ il est devenu encore plus fréquent; Lucain en use jusqu'à la manie.

Le type h n'est pas rare dans Virgile, mais souvent le^"" ' ^'^' troisième pied commence par un monosyllabe, par une particule en composition, par le premier terme d'un composé, ou par une syllabe élidée, ce qui offre une césure penthémimère imparfaite (cf. 18) :

Respexit tamen et / longo post tempore venit. (V.) Tum Bitise dédit in / crepitans. Ille impiger hausit. (V.) Gorripiunt spatia / audito limenque relinquunt. (V.) Ni faciat, maria / ac terras cœlumque profundum. (V.)

Ces conditions justifient, semble-t-il, au second temps faible, un monosyllabe long, ou même un disyllabe à finale

élidée :

Et flumina libant Summa levés, hinc ne / scio qua dulcedine Isetae. (V.)

Instratos ostro ali/pedes, pictisque tapetis. (V.)

Gonvectant calle / angusto, pars grandia trudunt. (V.)

Un arrêt notable à la trihémimère semble aussi enlever au vers de cette forme ce que lui donnerait d'irrégulier la longue au lieu du disyllabe pyrrhique :

Ima petunt. Hinc virgineœ, mirabile monstrum... (V.) Prima acies. Hos germani Sarpedonis ambo... (V.) Urgerent; hoc effusos munimen ad imbres. (V.)

Si aucune de ces conditions n'est vérifiée, ce qui

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