Le second pied du saphique. — Chez
les Grecs, c'était indifféremment un trochée ou le
toujours après la longue du troche'e pénultième, de façon à séparer un groupe trisyllabiquc comme dans l'ennéasyllabe. Voir l'ode Nunc est bibendum, où tous les décasyllabes (qu'ils aient ou non la césure trihémimère) ont le trisyllabe final, et l'ode Angtistam amice, où, tandis que la césure trihémimère est constante, le dernier mot est toujours disyllabique, et l'avant-dernier finit sur le trochée. D"où je conclurais volontiers que le décasyllabe alcaïquc a d'ordinaire la trihémimère, et, à son défaut, la penthémimère appuyée d'une autre :
Vertere / funeribus / triumphos.
Interiore / nota / Falerni.
Je ne saurais dire quelle est dans ce cas la coupe principale ; je croirais volontiers que le sens décide.
1. Je dis si Je ne me trompe parce que je n'ose contredire absolument M. Plessis, qui met cette césure en seconde ligne, mais sans appuyer assez ses conclusions.