QUANTITÉ DES PREMIÈRES SYLLABES
spondée qui peut remplacer un trochée à la fin (le chaque dipoclie trochaïque. Dans Catulle, le trochée apparaît encore. Depuis Horace, le spondée est de rigueur :
Otium Dîvos rogat in patcnti Prensns jE(jêo, etc.
lo3. — '2. Le second temps faible de l'alcaïque. — Le second trochée de l'alcaïque, est devenu spondée chez les Latins, tout comme le trochée correspondant du saphique. Le second temps faible de l'alcaïque est donc toujours une longue :
Nunc est bibenduni, nune pede libero Pulsanda tellùs, etc.
De même le second trochée de l'ennéasyllabe alcaïque a été remplacé en latin par un spondée :
Lcnite clamôrem, sodales.
Ii54. — 3. L'anacrouse de l'alcaïque. — Dans Horace elle est longue d'ordinaire ; pourtant on la trouve parfois brève (17 fois sur 634 vers) :
Vides ut alta stet nive candiduni. (Ode Vides.) Friii paratis et valido niilii. (Ode Quid dedicatum.)
De même dans rcnnéasyllabe (9 fois sur 317 vers) :
Stetere causjc cur périrent. (Ode 0 maire.) Olentis uxores mariti. (Ode Velox aniœnum.)
liîo. — i. La base du phalécien. — Catulle y admet le trochée et même Tiambc (plus souvent que le trochée) :
Arida modo pnniicc cxpolitnm...
Méas cssc aliqnid piitarc nugas,
Martial n'y admet que le spondée; les autres poètes ne sont guère moins exclusifs.
loO. — 5. La base du glyconique et du phérécratien. — Catulle y admet, avec le spondée, riamhe et le trochée :
Pûellse et puori intoffri. ) „,
,, . . -r . ? Ghicomques.
Magna progenies Jovis. ^
Pûellœque canamus. ) ,., . .
^ J* ., , } Phcrccraliens.
lecta irugibus expies. ^
Nota. DanslapièceàManlius, il a généralisé le trochée, tant dans le glyconique que dans le phérécratien; mais sans exclure le spondée.
Horace, qui n'emploie le glyconique et le phérécratien que dans la strophe asclépiade, n'admet que le spondée à la hase (comme dans l'asclépiade même). Il y a pourtant une exception dans un glyconique :
Igîûs Iliacas domos. (Ode Paslor cum.)
167. Remarque 1. Aiusi les Latins, en adoptant les mètres grecs, y ont marqué leur empreinte. Leur génie réglé préférait à la souplesse grecque une allure moins lihre, et moins facile, mais plus régulière : ils ont mis des lois fixes partout. Leur génie grave préférait le spondée, d'accord en cela avec les ressources de la langue, plus riche en spondées.