QUANTITÉ DES PREMIERES SYLLABES
D'autre part, il faut reconnaître que le vers et la strophe saphiques et alcaïques ont perdu par là quelque chose de leur unité, de leur souplesse et de l'harmonie de leurs parties.
Nota. Et cela d'autant plus que le dactyle (et aussi le s})on(10c) latin gardait sans doute sa valeur pleine de quatre temps, le trochée celle de trois, tandis que le dactyle grec ' semble, dans les vers logacdiques, avoir été condense en trois temps, ou le trochée avoir été prolongé jusqu'à quatre temps. En effet, les vers logaédiques grecs étant faits pour la musique, les temps marqués devaient y revenir à intervalles égaux; dactyles et trochées devaient donc avoir même durée. En latin, au contraire, même les vers lyriques étaient avant tout pour être lus. Le chant ou la danse était l'exception. Il n'y avait donc aucune raison d'enlever au spondée et au dactyle des vers logaédiques leur valeur ordinaire.
lî>8. Remarque 2. Rien en latin qui réponde à la poésie chorale des Grecs, telle que nous la connaissons par Pindare, par les chœurs de la tragédie, etc.
Ici le poète, au lieu de prendre des types traditionnels et connus de vers et de strophes, faisait à son gré les vers et les strophes, comme il composait ou faisait composer la musique, comme il réglait ou faisait régler les mouvements rythmés de la danse.
1. Je ne parle pas du spondée, paire (pie ce spondée ne se trouve qu'à la base, et alors il était en dehors de la mesure; ou à la fin de la dipodie trocha'ùiue et alors le spondée pouvait toujours remplacer le trochée.
Mais la première strophe choisie, V antistrophe devait lui répondre exactement ; Yépode pouvait être ou ii'ôlre pas calquée sur la strophe.
Toutes les strophes et antistrophes devaient donc être du môme dessin, ainsi que toutes les épodes entre elles. Etaient seulement permises les substitutions ordinaires dans les vers iamhiques, trochaïques, etc., d'une longue à deux brèves, et, à certains pieds, d'une longue à une brève, et réciproquement.
CHAPITEE XV