‹ Métrique naturelle du langageChapitre 27 sur 85 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

archéologues eux-mêmes parlent tous les jours sans le savoir. Nous ne nions pas l'intérêt qu'il peut y avoir à connaître la métrique des anciens, mais nous trouvons qu'il est raisonnable de commencer par étudier la nôtre, et de procéder à cette étude comme on le fait dans les sciences naturelles, sans nous préocuper des théories mises en avant par les ry th« miciens et métriciens antérieurs. Si les résultats concordent avec ces théories, tant mieux : nous ne mépriserons pas ce surcroît de preuves ; mais nous saurons, s'il le faut, nous en passer. Nous sommes sur ce point entièrement de l'avis de M. Brûcke qui, dans la préface de sa brochure sur les bases physiologiques de la versification de l'allemand moderne 1 , s'exprime ainsi : « Comme l'étude que j'entreprends du vers » est toute naturelle, les objections que l'on pourrait me » faire en s'appuyant sur les règles de la métrique tradition- » nelle ne sont pour moi d'aucun poids. Il fut un temps où » l'on réfutait à l'aide de citations tirées deGalien les résultats » obtenus par les anatomistes dans des dissections faites de » leurs propres mains ; mais l'anatomie a continué sa » marche, guidée par l'expérience, sans se préoccuper de » Galien ni de sa doctrine. »

1 Die Physiologischen Grundlagen der neuhochdeutschen Verskunst.

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