CHAPITRE XIII
49. Les mètres simples sont engendrés par le rapport direct de tout nombre perceptible avec la tonique ou Tune de ses octaves ; les mètres complexes sont engendrés par le rapport de tout nombre perceptible avec toute autre unité que la tonique. Si pour percevoir 5, au lieu de prendre pour terme de comparaison le nombre 4, nous prenons le nombre 3, nous créons un mètre complexe, parce que le nombre 3 lui-môme ne peut être perçu directement, mais seulement dans son rapport avec la tonique.
Tous les mètres complexes sont naturellement donnés par les cinq harmoniques perceptibles et leurs renversements. Nous pouvons avoir dans un môme mètre un rapport de 3, 4 et même 5 nombres, se servant graduellement de moyen de mesure par ordre de complication décroissante: le nombre 7, par exemple, pourra être comparé au nombre 5, lequel pourra devenir perceptible par l'intermédiaire de 3, et celui-ci enfin aura pour mesure la tonique. Tous les nombres perceptibles pourront ainsi être mis en rapport entre eux deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, cinq à cinq ; de même tous ceux de leurs redoublements qui ne sortent pas des limites des harmoniques perceptibles. Il sera toujours facile, à première vue, de reconnaître si un redoublement est possible ou non, puisqu'il suffira de s'assurer si le nombre obtenu par lui est inférieur ou supérieur à 14.
D. — Amplification.