‹ Métrique naturelle du langageChapitre 5 sur 85 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

ressources qu'il possédait au début de cette retraite studieuse s'épuisaient : il fallait rentrer dans le monde des vivants. En 1878, au moment où il venait d'arrêter le plan définitif de son œuvre, on lui proposa, sur ma recommandation, et dans des conditions très acceptables, de se charger de l'enseignement à la fois pratique et scientifique 4 U français à l'université de Groningue. On lui demandait seulement le titre de docteur: il voulut le rechercher à l'université de Vienne, d'abord pour témoigner de sa reconnaissance de l'enseignement qu'il y avait reçu, et aussi pour échapper à la perte considérable de temps qu'exigent à notre Faculté des lettres la confection et l'impression de deux thèses; il rédigea le mémoire même qui est publié ci-après, chapitre détaché du livre qu'il projetait, et put l'envoyer à Vienne en 1879 : la commission universitaire qui l'examina, et qui comprenait MM. Mussafia et Haertel, le trouva digne du diplôme en vue duquel il avait été écrit. Bientôt après il en demandait, comme ancien élève de l'Ecole, l'impression dans notre Bibliothèque ; je le présentai en appuyant sa demande, et une commission, composée de MM. L. Havet et St. Guyard, déposa bientôt après des conclusions favorables. Mais l'effort continu qu'avaient exigé la rédaction et la mise au net de ce travail l'avait complètement épuisé. A l'extrême excitation nerveuse qui l'avait soutenu depuis des années succéda, en 1879, quand il eut terminé son travail, une prostration non moins extrême : il tomba dans un état de faiblesse qui inquiéta viv.ement les siens. Quand il fut de nouveau question du départ pour Groningue, le médecin consulté déclara qu'il n'y fallait pas songer et que le climat humide de la Hollande lui serait funeste. Nous songeâmes alors à lui trouver, dans un pays méridional, une situation tranquille où il pût se reposer, reprendre peut-être ses forces bu au moins les perdre plus doucement. Il se présenta à l'examen nouvellement institué pour les Bibliothèques universitaires, et ayant été facilement admis, il fut chargé, au mois de janvier 1880, par M. Albert Dumont, d'organiser la bibliothèque de l'Ecole supérieure des lettres et des sciences récemment fondée à Alger. Il partit aussitôt, et le soleil d'Afrique lui rendit quelque vigueur et quelques

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