APPAREIL A IRRIGATION CONTINUE
pour les opérations plastiques
Cet appareil destiné à l’exécution aseptique des opérations sur le périnée, la vulve, le vagin et le col utérin, diffère des valves à manche, de fabrication étrangère, dont le maintien exige la main d’un aide.
En outre ces valves s’adaptent difficilement à tous les sujets ; le plus ou moins de saillie de la symphyse pubienne, de proéminence du pénil suffisent à en rendre le placement difficile.
L’appareil ci-dessous, fabriqué par Collin, s’adapte également
bien à tous les sujets : il se fixe automatiquement et n’a nullement besoin d’être maintenu par un aide.
Il se compose : 1° d’une sorte de tablier métallique formé de pièces articulées en queue d’écrevisse.
2“ D’un conduit terminé supérieurement par un téton où s’adapte le tube en caoutchouc d’un vase à irrigation muni d’un robinet. Ce conduit se termine inférieurement en une sorte de rampe creuse horizontale à trous filiformes, qui constitue le bord inférieur de l’appareil.
C’est par cette rampe que se distribue, sous forme d’une nappe qui ruisselle continuellement sur le champ opératoire, le liquide aseptique, eau bouillie, eau boriquée.
L’opérateur n’a pas à s’inquiéter du sang qui est emporté par le courant d’eau ; les tampons et les éponges deviennent inutiles; on voit clair en dessinant les lignes d’avivement, et le bistouri chemine sous la nappe d’eau sans qu’un contact infectieux puisse se produire. Il en est de même pendant l’application des sutures. Si le liquide est porté à une température suffisante, 45° ou 50°, il contribue à l’hémostase. J’attribue à l’emploi de ce procédé les succès constants que j’ai obtenus dans les opérations plastiques très nombreuses que j’ai pratiquées.