‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 108 sur 162 · III I ■ — ■ — — ■ ■■ I I · texte numérisé non relu

III I ■ — ■ — — ■ ■■ I I

Tromper les Prussiens n*est pas un si grand crime. Telle n'est sans doute pas Topinion de Tautorité supérieure qui a pris soin, comme je l*ai déjà dit, d'annoncer que nous avions deux mois de vivre pour 20O3OO0 hommes. A bon entendeur salut.* Ce n'est pas, j'en jurerais, tombé dans Toreille d'un sourd.

Une nouvelle désagréable pour des gens inoccupés et que la pluie rend moroses, nous n'avons plus de tabac coupé, plus de cigares, et pendant plusieurs jours nous serons obligés de fumer comme au collège des roseaux ou des feuilles sèches.

Mais ce qui est infiniment plus grave, il n'y a plus de sel; on en trouve encore en ville, à des prix excessifs I, mais l'armée n'en a plus; et cette privation coïncide avec l'alimentation nouvelle des troupes dont la viande de cheval est la base.

M. Samson, vétérinaire, membre du conseil d'hygiène et de salubrité publique, a pris soin de faire connaître dans un récent article les qualités de la viande de cheval, mais il n'a pas dit qu'elle dût être cuite sans ce condiment précieux pour la santé des hommes, surtout en temps de campagne, au milieu d'un air vicié par le typhus.

On a découvert près du fort Bellecroix, à l'usine Sandret, une source d'eau salée dont une partie de Tarmée pourra se servir pour faire bouillir sa viande, mais cette ressource est bien insuffisante. Comment,

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