‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 116 sur 162 · Voir à la fin du volume le tableau du prix des denrées · texte numérisé non relu

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geois s*en plaignent, attribuant justement à cette irruption de l'armée le renchérissement des denrées.

C'est moins du renchérissement dont on doit se plaindre, bien qu'il atteigne la population peu aisée, déjà fort malheureuse, que du gaspillage des vivres, qui sont notre unique ressource, on le sent déjà. Les soldats font queue à la porte des boulangers depuis que leur ration de pain a été diminuée et portée de ySo grammes à 5oo. La mesure est inefficace si on leur laisse acheter en ville ce qu'on leur défend de consommer dans les camps. Ce n'est pas l'argent qui manque, c'est le pain. Et cependant il n'y a que peu de jours, j'ai vu des charrettes remplies de pain blanc parcourir les camps, et les soldats, qui ne savent que faire de leur solde, acheter de ce pain et jeter dans les champs leur pain de munition.

Enfin le maréchal Bazaine s'est décidé, le 16 septembre, à instruire l'armée et les habitants des nouvelles qu'il a reçues .

tt ORDRE DU JOUR.

M Ban-Saint'Martin^ 1 6 septembre iS-jo.-

a J'ai tenté à diverses reprises (i5 et 25 septembre) de me mettre en relation avec le gouvernement de la défense nationale. Je lui ai adressé en trois expéditions la dépêche qui suit :

a II est urgejît pour l'armée de savoir ce qui se

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