‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 16 sur 162 · Chapitre Troisième · texte numérisé non relu

Chapitre Troisième

Un officier me citait un sergent qui^ la veille, avait ainsi rapporté trente livres de poisson.

J'arrive à Saint-Julien oti je retrouve plusieurs de mes confrères sous la conduite de M. E. Mayerqui est devenu notre ami en peu de jours. Il y a là des cabarets et des restaurants champêtres, où Ton vient en partie manger la matelote et sucer l'écrevisse, le tout arrosé d'un petit vin pelure d'oignon qui n'est point mauvais, et dont on peut boire indéfiniment, ce qui est sans prix pour les ivrognes*

Aussi le restaurant des Marronniers foisonne-t-il en tout temps de buveurs et de galants Messins, qui conduisent en ce réduit des belles dont la vertu peu farouche leur promet une facile victoire.

Nous faisons un excellent repas qu'assaisonne la gaieté et qu'arrosent les vins de Scy, de Thiaucourt et de Pagny, proclamés dans un élan d'enthousiasme comme égaux aux crus bourguignons.

Hélas! dans peu de temps peut-être ces riants tableaux seront remplacés par de sanglantes descriptions; nous profitons, comme on dit, de notre reste.

* i " ^«—»M— ■^^^«^■*W'fc.MpW<»i^*«%M.»^i^„,a.1 ti, « " i^ii mtÊm^

3o Metijf 18'jo.

Page 1