CHAPITRE IV
Un suicide. — Nouvelles des Prussiens, — Les paysans lorrains. — Un mot du général Colson. — Les journalistes à l'index. — Penséb de Milton. — Le dimanche. — La cathédrale. — La Suisse. ~ Les journaux. — Le crieur muet. — La grande trahison du curé de Thionville. — Engagement de cavalerie. — Enthousiasme des populations. — Un dentiste patriote.
22 juillet.
Peu de nouvelles aujourd'hui. On parle beaucoup du suicide d'un officier du 6o* de ligne, récemment arrivé de Nancy, et dont les facultés étaient dérangées.
Les Prussiens se massent, dit-on, autour de Trêves ; dans peu nous aurons du nouveau.
Les paysans lorrains, si paisibles d'ordinaire, sont très-animés. On voit qu'il y a là une vieille rancune entre limitrophes. Nos gens se rappellent l'invasion, leurs champs dévastés, leurs maisons pillées, leurs femmes insultées, et ils ne se gênent point pour dire qu'après r^ vanche prise, il faut mettre un bon fleuve entre les Allemands et nous.
Les vivres et les fourrages sont prêts, dit-on; les