CHAPITRE VII
Uatteiite. — La Société internationale de secours aux blessés.
— Encore des arrestations. — La musique à TEsplanade.
— La statue de Ney. — La Marseillaise et le Rhin allemand. — Le corps franc des chemins de fer. — Le corps Frossard. — Une journée de fièvre. — L'affaire de Sarrebrûck. — Les dépêches du bureau de police. — Grande^
espérances.
3i juillet
La période de fièvre, d'engouement un peu factice, inhérente au caractère français, semble s'apaiser. Â mesure que nous approchons du moment décisif les idées ont pris un cours plus sérieux, on se montre moins bruyant, plus réfléchi. On voit moins de soldats ivres dans les rues; il semble que l'armée, après un moment d'effervescence facilement explicable^ ait pris la note grave. On attend , non sans impatience, mais avec le calme qui convient à la circonstance, l'instant de se mesurer avec les vainqueurs de Sadowa.
Ceux-ci restent invisibles; n'étaient quelques escarmouches à la frontière entre les postes avancés des deux armées, on ne se douterait guère que nous sommes à la veille d'une bataille. Les* Prussiens se