‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 86 sur 162 · Met^ i8yo · texte numérisé non relu

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parfaitement renseigné sur les forces que possédaient les généraux qui se trouvaient de ce côté, il reçut de nouveau une autre somme d'argent et repartit pour la Prusse, afin d'indiquer aux chefs de l'armée ennemie nos points vulnérables.

Après Wissembourg et Reischoffen, sa tâche étant remplie de ce côté, il se dirigea vers Metz, oU il fut arrêté au bufifet de la gare.

La salle du conseil e^t petite, étroite et sombre. Elle est située dans un des bâtiments qui font face à la caserne du génie.

C'est un colonel du génie, M. Rémond, qui préside ; le défenseur de SchûU est M® Luxer, du barreau de Metz.

L'accusé est introduit. Il est vêtu comme le jour oïl je l'ai vu passer dans la rue et aussi pâle. Son front est bas, très-saillant, et ses yeux singulièrement mobiles.

Il déclare se nommer Nicolas SchûU de Degelmann.

Au moment de son arrestation, il était porteur d'un laisser-passer du quartier-maître général prussien, ainsi traduit au conseil :

« Le porteur du présent, le sieur SchUll-Degelmann, est autorisé à s'arrêter dans l'étendue des armées génératrices. Les commandants royaux sont inviiés de ne point lui mettre d'obstacle à cet égard.

« Mayence^le 6 août iSjo.

« SOLIESKI. »

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