‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 95 sur 162 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Les hulans dans nos campagnes. — Le paysan patriote. — Les ambulances et les hôpitaux. — La bataille des deux journées. — L'attaque. — Changarnier. — La charge. — La baïonnette et les Prussiens. — Mon blessé. — Le docteur Lachapelle. — Le matin du !•' septembre. — Panorama du champ de bataille. — Le ravin de Lauvallier. — Réminiscence poétique. — Une pluie d*obus. — Mouvement de retraite. — La ferme Bellecroix. — La bifurcation. — C^était bien la peine. — Retour aux campements.

a g août.

Les hulans, ces frelons prussiens, désolent les campagnes environnantes, j'entends celles qui ne sont pas occupées par Tennemi. Ils se glissent comme des chats dans l'obscurité, car, dans le jour, ils sortent rarement des bois, ils pourraient rencontrer nos reconnaissances, bref ils commettent mille déprédations.

Tous ne sont pas des loups, mais tous sont voleurs, ils sortent quatre ou cinq de la lisière d'une forêt, arrivent au galop sur une ferme isolée, une masure, et se font donner à manger, à boire, du tabac, souvent même de l'argent.

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