RUE PUR
CAE
ÉTAT SOCIAL. AN 4000 a 4095. 11
dition expresse que les fils des contractants se marieraient dans le ressort de l’abbaye ou du chapitre, et que les filles ne donneraient pas Feür main à des étrangers, à moins que ces étrangers fussent nobles*.
C'était un grand privilège de l'aristocratie de pouvoir ainsi contracter mariage à peu près partout, dût-elle payer sa convenance ou son amour, en indemnisant le seigneur pour la perte de sa vassale; mais elle ne procédait pas toujours d’une facon aussi légale. Dans les querelles entre chatelains, entre évêques, on opérait des razias d'esclaves comme des razias de troupeaux; on dépeuplait une contrée au bénéfice d’une autre; on déplaçait spontanément l’agriculture et l’industrie. Les villes fermées, les grandes abbayes demeuraient seules à l'abri de semblables vicissitudes, encore l'ennemi surprenait-il souvent leurs vassaux épars dans la campagne.
* Chart. Henrici pro monast. Gorziensis, ad ann. 1055 et 1065 ; Chart. Adalber. 111, pro monast, sancti Arnulph. :
Deuxième periode.
Depuis l'an 4095 jusqu’à l’an 1180.
ne ——
sainte. Chacun aurait voulu combattre : la mére mettait