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Bar, qui se trouvent placées dans l'angle inférieur du scel
ellipsoïde de l'évêque Etienne, p. 92*.
L'usage des sceaux devint à la mode comme celui des armoiries. Les expéditions lointaines auxquelles la religion servait de mobile, ayant bouleversé l'état territorial de l'Europe, multiplié les ventes, les engagements et les actes de toute nature entre gens qui devaient vivre éloignés les uns des autres à plus de mille lieues pendant un long temps, la haute aristocratie jugea nécessaire d'adopter non seulement des marques personnelles, des émaux et des signes distinctifs de leurs souches respectives, mais encore des cachets qui tüinssent lieu de signatures, afin d'échapper aux falsifications qu'on pourrait tenter par la suite. Soit que ces opérations eussent été plus nombreuses dans le Pays-Messin qu'ailleurs ; soit que la méfiance naturelle aux habitants de cette contrée fût déjà développée à l’époque dont nous parlons, notre province était alors, avec la Normandie, la plus remarquable de la France et de l'empire par la prodigieuse multiplicité des sceaux, par leur variété et la finesse de leur exécution.
C'était une affaire d'intérêt personnel. Chacun y tenait.
Sous le rapport artistique , les sceaux, les lettres ornées et les miniatures des manuscrits, offrent de précieux éléments à l'histoire. On y trouve, bien plus que sur les monnaies d'alors, l'expression du travail manuel et des pensées religieuses de leurs auteurs. Les sceaux, comme les monnaies, constatent une possession, un pouvoir, fixent une date positive; les miniatures révélent des croyances, des habitudes,
et, sans elles, sans les sceaux, il y aurait souvent grande
* Ces armes consistent en deux barbeaux d’or, sur champ d’azur,