‹ Metz depuis Dix-huit siècles. Son peuple, ses institutions, ses rues, ses monuments; Récits chevaleresques, religieux et populaires. Par Émile Bégin. Troisième volumeChapitre 19 sur 53 · TL · texte numérisé non relu

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difficulté de préciser le véritable costume des prélats, des princes, des seigneurs, des bourgeois et des simples varlets. Le sceau d'Etienne de Bar, p. 92, la lettre ornée qui commence ce chapitre, exactement calquée sur un manuscrit de notre bibliothèque publique , ne présentent-ils pas une image trés-juste de la manière dont se vêtissaient le haut clergé et la chevalerie juvénile? Quant à la chevalerie guerroyante, aux gentilshommes armés, ils portaient le même équipement que les sires de la Bretagne, de la Normandie et du Blésois : cotte de maille à réseau trés-serré, bouclier triangulaire échancré , casque plat, épée courte, lance effilée, etc.* Chose parti culiére , nos preux suivaient bien plus volontiers les habitudes militaires de leurs émules d’outre-Seine et d'outre-Loire, qu'ils n'adoptaient celles des Lorrains, des Alsaciens, et des

Luxembourgeois, leurs voisins.

La confection de ces armes, de ces costumes , celle d’instruments agricoles, formaient la base principale de l'industrie messine , à la prospérité de laquelle les évêques et les magistrats veillaient avec sollicitude.

Par des raisons religieuses autant que commerciales, on accordait bonne paix et bonnes treves aux gens qui venaient à la feste monsignour Saint Estienne, à la feste monsignour Saint Clement et à la fesie monsignour Saint Arnoult, la veille, le jour et le lendemain de la fête, à moins qu'il y eùt mortelle querre.

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Cette description se trouve conforme au monument qui figure dans la galerie archéologique de Metz , à gauche en entrant. Plusieurs antiquaires ont pris ce chevalier équestre pour un chevalier normand ; mais

j'ai retrouvé le même costume sur quelques miniatures messines du xu.® et du xui,° siècles.

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