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vivre €êt molrir auec nos signours ; et ardons et bouttons les feux les premiers. »
On eut beaucoup de peine à calmer cette populace. Cependant, la chevauchée s'exécuta comme le voulait Jean de la Court. Dés le grand matin, toute la vallée mussi-pontaine présentait les lueurs d’une incendie générale. Chascun a sa gairde, crièrent les sentinelles, et chacun se leva précipitamment. Le comte de Bar prenant alors par la main le roi de Bohême et l'archevêque de Trèves les conduisit sur les murailles de Pont-ä-Mousson; leur fit voir les flammes allumées par les Messins, en ajoutant d'un ton fort piteux :
« Signours , advisez coment ceulx de Mets me governent en vostre presence ; il apparoïit quilz tiegnent peu de compte de vous ne de moy. Advisez, monsignour le roy, quant vous serez en Bohême, et vous, archeuesque, quant vous serez sur le Rhin, en queil point ceulx de Mets me gouerneront , quant, en vostre presence, veez ce quilz font. Si vous estiés en vosire pays, vous y metteriés assez peu de force; car pour le present, vous ny mettez mie grant remede. Et pourtant jay besoing de la paix, et fault que paix se faisse de ceste guerre ; car je vous en prie et requiers , je ne le polroie plus endurer.»
Les princes formérent aussitôt conseil. Pendant qu'ils délibéraient , les troupes messines continuaient leurs dévastations. À l'heure de nonne, Jean de la Court qui était le plénipotentiaire de la république, renvoya les cheoaulcheurs, en leur disant : « Signours, faictes bien vostre debvoir en retornant vers l'hosteil; il est temps que je m'en vaille au Pont a notre journée; car il n’y ait nulz des asseuréz entre nous forsque ceulx qui venront auec moy a la jornée. » Et tous
reprirent le chemin de Mets où chacun arriva joyeux , sans avoir éprouvé le moindre accident.
On était en carême : dans la crainte de ne rien trouver à Pont-ä-Mousson, les députés messins avaient eu soin d'apporter des comestibles. Ils dinaient lorsqu'on annonça les médiateurs des princes confédérés : «Il apert bien, disent ces derniers, que vous paiés bien vostre hoste, que vous auez des haïrangs, et nous n'en pouuons nulz auoir. » — « Nous ne les auons mie de ceste ville, repliquent les Messins, car nous les auons amenés de Mets auec nous. » — Les médiateurs étonnés de cette réponse, s’écrient : « Coment se puelt il faire que vous ayés hairangs a Mets pour les chemins qui vous sont cloz; et ilz ne sont mie cloz pour nous, et se n’en povons nulz auoir. » — Vous cuidez tenir les chemins et le pays cloz pour nous; mais nous les tenons cloz pour vous.» — « Il sy appaire, se disent lesdicts médiateurs; car, par Dieu qui le jurerait a nos signours, ils ne le croyroient mie. Nous vous prions que nous en ayions demi douzenne pour les porteir et monstrer a nos signours. » — « Vous n’en averez jay demi douzenne, répondent aussitôt les Messins qui jouissaient de la surprise causée par cette marée fraiche; mais nous vous en ferons porteir ung cent apres vous, pour presenter à vos signours ;
car nous en auons largement. »
Les princes confédérés ne voulaient point en croire leurs yeux, quand on apporta celte énorme quantité de harangs, surtout lorsqu'ils les surent arrivés de Metz, eux qui croyaient tous les passages si bien gardés. Le comte Edouard en prit de nouveau l’occasion d'insister sur la nécessité de faire la paix : « Advisez, dit-il, que cest de ceulx de Mets et coment ilz se
gouernent et nous auec. Nous les cuydons deschassier et LL 10)
enfamer, et nous nous destruisons et en maingeons de nous meismes , et faillons a uiure par les chemins quilz tiegnent et les chemins quilz quierent; et si ont de touttes prouveances par leur argent et puissance deuant que nous en auons. Entre vous, mes signours, c’est petitement tenir ordonance en vos pais et petite obeyssance tenir par vos aydans, seruans, officiers et soubgets, qui laissent ainsy passer viures parmey vos pays et meneir a Metz, et qu’ilz en ont deuant que nous. Or aduisez quilz puevent faire daultres choses. Je vous ai jay dit et encor fais que nous n’auons plus que faire de guerroier, et nous apaisons, Car je veulx la paix. Il me suffist de ce qui faist en est; car quant vous serez en Boheme et on long du Rin, il vous souvenrait assez peu de moy, pourtant que ceulx de Mets vous sont trop loing pour vous aller querir. Sy ilz vous povoient aussy bien troveir come ilz font moy, vous y metteriés aultre force. Et pourtant que lour suis trop pres VOySin, sy come veoir le povez, jay besoing de paix et fault que paix se fasse, car je ne peulx plus endurer telz domaiges. »
Une manière de s'exprimer aussi décidée entraina les princes alliés , fatigués eux-mêmes d’une guerre qui ne leur procurait aucun avantage. Il fut décidé que les médiateurs auraient plein pouvoir de traiter, et la paix se fit le jour même*. Aux premires conventions scellées des quatre grands sceaux des parties contractantes, on en ajouta d’autres dont l'évêque
“ Tous les détails concernant cette guerre à laquelle les Bénédictins n'ont consacré que trois pages de leur volumineux ouvrage, sont extraits 4.° de la grande chronique de Praïllon que possède la ville d'Epinal ; 2,0 d’une chronique de la guerre des trois seignours encontre la citeit de Mets, conservée dans la bibliothèque de feu le comte Emmery; 3.° d’une chronique en vers inédite dont copie se trouve à la bibliothèque publique de Metz; 4.° de la chronique de Philippe Gérard ; 5.° de l’histoire manusc,. de Metz par le P. Benoît; 6.° des archives de Metz et de Nancy.
QUATORZIÈME SIÈCLE, 315 Louis de Poitiers ratifia la teneur en ajoutant son scel particulier aux sceaux des princes et de la république *. Le 30 mai, ce prélat conclut avec les Messins un traité particulier pour lui, pour son chapitre et pour ses hommes-liges , traité dans lequel on lit qu'il pourra, quand il le jugera convenable, se rendre à Metz accompagné de deux cents hommes armés de fer et même y séjourner ; preuve que Louis de Poitiers ne tenait pas son domicile dans cette ville **.
Sire Gélle-le-Belz venait d'être élevé au maître-échevinat. Il commençait, en apparence, sous d’heureux auspices ; mais une guerre civile allait éclater et compromettre plus que jamais la tranquillité messine.
Le besoin d'argent ayant fait jeter une taille sur {es bourgeois et manans de la cité déjà fort lésés, un murmure général s’éleva contre la noblesse qui n'était guëre plus heureuse, car on citait deux cents familles patriciennes appauvries par la guerre. Le peuple entier soulevé voulut que les gens riches contribuassent seuls aux besoins de l’état; quelques nobles mécontents prirent fait et cause pour le peuple, et, se mettant à sa tête, dirigérent l'insurrection avec le but secret d'arriver au pouvoir. Jaicomin Boylawe, l'aman, qui demeurait devant Saint-Maximin , fut le chef de la révolte. Parmi les adversaires les plus acharnés, on cite un nommé Xollefez, de la famille des Faixins, lequel dist a la commune de grosses injures et villonnies ; le peuple fit trancher sa tête devant la grande église et le suspendit ainsi décapité à l'un des angles du palais, vers Za cour l'evesque. Les in-
* Nous donnons ces deux traités de paix à la fin de l'ouvrage.
** L’original de ce traité se trouve dans les archives municipales,
surgés voulurent aussi démolir la maison du pére de Jacques Grongnat, dans la rue Saint-Ferroy ; ils se mirent même à sa recherche pour le tuer, mais ce vieillard leur échappa.
Une administration purement démocratique fut donc instituée ; elle se composait de gens salis par mille excès, appelés porte-en-maison , parce qu'ils étaient allés de porte en porte piller les riches. Sans consistance, sans ressources, ils ne pouvaient se maintenir long-temps au pouvoir. Tous les gens considérables étaient sortis de la ville, le maître-échevin et partie des Treize avec eux; de sorte qu'on vit bientôt, aux portes de Metz une nouvelle armée, composée de ses propres enfants auxquels vinrent en aide contre le peuple, les quatre seigneurs confédérés *. De part et d'autre existait la plus grande animosité. Les insurgés s'emparent d'un chef de famille émigré ; heureusement pour lui quelques soldoyeurs le dérobent pendant trois jours à leur vengeance et ne le livrent qu'aprés les premiers effets de la tempête. On le descend en un noir cachot : vingt fois le peuple ameuté vient demander sa tête, et vingt fois les magistrats nouveaux sont prêts à la livrer; mais, dans la même semaine, le fils de l’un des gouverneurs de la ville tombe entre les mains des nobles. Ceux-ci le conduisent au sommet de la tour du château de Verey, font
* Dans un cartulaire intitulé Luxembourg-Chiny, qu’on possède à Nancy, dans la riche collection des chartes de Lorraine, fol. 51, rectà, se trouve un accord fait entre Bauduin, comte de Luxembourg , Edouard, comte de Bar et ceilz de Mets qui sont fuers de la citei; par lequel ces émigrés achètent leur secours moyennant 54 mille livres de petits tournois, dont 34 mille au comte de Luxembourg et 20 mille au comte de Bar. L'accord est du lundy, vigile de feste sainct Simon et sainct Judes, apôtres, on mois d'octobre. Les émigrés messins, chargés de dettes, n’ont pu s’acquitter immédiatement ; car, en 4527, le comte Edouard emprunta quatre mille livres à Colart de Gournay, citoyen de Metz, et ne donna quittance aux magistrats messins qu’en 1928.
QUATORZIÈME SIÈCLE. 517 apporter devant lui une chaudière d'eau ainsi que trois foureaux d'avoine et s'expriment de la manière suivante :
« Ton pere et ceulx de Mets tiegnent ung de nos amys prins a Mets, et ne le pouuons r’avoir : pourtant nous t'enclorons icy et te jurons que jamais n'auras aultres vivres nès que tu vois, se r’averons nostre amy, si tu ne veulx saulter aval; et ne tient qu'à toi de saillir aval ou de le laissier ; mais tu n'auras aultres vivres nés que nous te lairons icy en present ; et sil te plait de le laisser a savoir a tes amys, il ne tient que a toy. »
Le prisonnier s'empressa d'écrire et peu aprés l'échange fut opérée.
Dès le mercredy devant la S-Symphorien, en jusques feste S.\-Pierre en fenal, disent les chroniqueurs , l’armée qui investissait notre ville ne cessa pas de guerroyer. Elle brüla le bourg de Saint-Symphorien ; elle jeta fréquemment l’alarme , tantôt sur un point de l'enceinte, tantôt sur un autre, tandis que des engagements sérieux avaient lieu quand quelque sortie se montrait au dehors. Ce fut dans l’une de ces rencontres, aux environs de Villers-l'Abbaye, prés de la route romaine qu’eut lieu cette sanglante affaire où l'oriflamme parut déployée. Les assiégés triomphérent, mais après une perte considérable. Les assiégeants n’eurent peut-être pas un moins grand nombre de morts parmi lesquels on citait trois Fasquenelz inhumés l’un sur l'autre, dans la même fosse, sous les dalles du cloitre de Villers-l'abbaye.
La Saint-Benoit se passa sans qu'un nouveau maitre-échevin
fût créé; mais le peuple en révolte prévoyant bien que la
noblesse aurait le dessus tôt ou tard, et préférant, à tout prendre , les anciens maïtres aux maitres nouveaux qui peutêtre les asserviraient davantage, le peuple accepta la médiation proposée par quelques personnes, et des offres d’une réconciliation loyale et franche furent soumises aux citoyens proscrits. Ils les accueillirent. On convint de rétablir l’ancienne administration ; de laisser à chaque paroisse sa bannière ; de confier, comme autrefois , les clefs de la ville à la garde des paraiges; d'oublier le passé ; d'accorder une amnistie générale ; de partager entre tous les frais de la guerre ; mais le peuple insista pour que le grand-maitre des métiers, jadis aboli, lui fût rendu *. Les princes confédérés, les paraiges, les chefs des monastères, le chapitre de la cathédrale appendirent leurs sceaux aux deux actes , formulés en cette occasion, l'an de graice nostre Seignour mil trois cent vingt sept, le samedy apres la feste de la nativité sainct Jehan Baptiste ; peu aprés, le jour de la Sainct-Pierre et Sainct-Polz, commencement de fenal, on élut maïître-échevin Thiebault Ferriat, issu du paraige de Saint-Martin; on créa le nouveau grand-maitre des métiers, et tout rentra dans l'ordre **.
Louis de Poitiers s'était arrangé facilement avec le roi de Bohême, au sujet des reprises que ce prince lui devait pour Conflans et Lutange ; mais le duc de Lorraine et le comte de Bar furent beaucoup moins traitables quand il réclama Vic, Hombourg et Rambervillers. Le pape Jean xxu dut leur écrire ; le duc céda presque aussitôt; cependant, pour déterminer le comte, il fallut employer les censures et le tenir quitte de la
* Nous donnons, à la fin de l'ouvrage, ce curieux traité de paix.
#* Les Bénédictins, auteurs de l’histoire de Metz, ont confondu cette guerre avec celle des quatre seigneurs ; elle en est cependant bien distincte.
somme quil avait promise à l'effet de relever les murailles de Vic ruinées par lui.” ‘
Louis de Poitiers termina d'autres difficultés avec ses chanoines relativement aux redevances qui leur étaient dues sur les salines de l'évêché; avec les seigneurs de Liechtemberg concernant Neuviller que l’évêque engagea de nouveau pour mille livres *: il comptait sur la paix, lorsqu'une guerre innattendue entre le duc de Lorraine et les trois villes républicaines de Metz, Toul et Verdun, guerre qui fut heureusement trés - courte, les Lorrains ayant demandé merci, acheva de fatiguer notre prélat d’un évéché sujet à des troubles si fréquents”*". Retiré dans son lieu natal, il y mourut la même année, laissant à l'un de ses neveux, au sire Adémare de Monteil, alors doyen de l'église de Toul, un scepire épiscopal
que ce dernier sut tenir avec autant de fermeté que d’intelligence.
Adémare, nommé d'office par le pape Jean xxrr, sans élection canonicale , se trouve déjà désigné comme élu de Metz, ly sires Aimmard, esleu de Mets, dans un accord passé le 17 août 1527 entre la république messine et le comte de Bar, en présence de l'archevêque de Tréves, du roi de Bohême et du duc de Lorraine; accord par lequel on permet aux sujets des deux états de les servir réciproquement, d'y voyager, d'y séjourner comme bon leur semble; on nomme arbitres , amiables apaisentours, des différents qui pourraient avoir lieu désormais, monsignour Jaike de Bouvigney et
* Vieux titres de la cathédrale ; archives de Lorraine , sur Metz, p. 445.
** Benoît, hist. de Toul, p:. 468, 469 et 476.
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monsignour Anchiet de Pont, chevaliers, sujets du comte de Bar; signour Thiebault de Heu et Jehan de Colloigne, nos concitains : tous quatre sont tenus de se rendre à Gorze dans la quinzaine aprés le jour qu'ils en auront été requis par l'une des parties afin d'accorder le différent, et si désormais les évêques messins veulent être de ces convenances et de ces alliances, ils y seront admis, à titre de réciprocité, deux mois après leur réception solennelle*.
Le surlendemain , la république, en considération des éminents services que lui avait rendus Pierre de Bar, seigneur de Pierrefort , frère du comte Édouard , et désireuse d’en obtenir encore, lui fit une pension annuelle de deux cents boins peitis tournois**. D'autres arrangements eurent encore lieu avec plusieurs seigneurs voisins, de sorte que la paix régnait sur tout le territoire messin, qnand Adémare fit son entrée solennelle à Metz, vers la fin du mois de janvier 1528 , pour pour recevoir, selon l’ancien usage, le serment des Treize dans la chapelle de Saint-Gal, le jour de la Purification. Une belle réputation l'avait précédé ; il sut la justifier par le soin qu'il prit de continuer l’œuvre architecturale de notre grande basilique *** ; par son courage à braver les ennemis de l’évéché; par la franchise honnête de ses transactions.
Notre nouveau prélat visitait le diocèse, lorsque le sire de Rodemack, accompagné d'un corps de noblesse considérable et de bandes armées, ravagea les terres épiscopales et cerna
* Archives municipales.
** Paul Ferry, observ. secul., siècle xiv, t. 11, /07. 159, rectd, atours, Num. cxxxvir.
*** Voyez, à cet égard, mon histoire de la Cathédrale de Metz, t v.
Saint-Avold où se trouvait Adémare. Celui-ci, sans se déconcerter, fait une sortie vigoureuse, met l’aggresseur en fuite , lui tue beaucoup de monde et raméne quatre-vingt dix prisonniers. Les autres seigneurs intimidés n’osèrent pas se déclarer contre lui; et, pour éviter toute contestation avec le duc de Lorraine et le comte de Bar au sujet des dettes contractées par ses prédécesseurs, il engagea, mais en se réservant toute faculté de rachat , la châtellenie de Rambervillers pour douze mille livres; celle de Condé-sur-Moselle pour six mille , et celle de Conflans-en-Jarnisey pour vingt-deux mille*, Hannemann de Lichtemberg fit sans difficultés ses reprises au sujet de Neuviller; les Messins, de leur côté, qui s'étaient assurés des sentiments d'amitié d'Adémare, renouvelérent d'anciennes alliances avec le comte de Nassau-Sarrebrück et d'autres princes ; en sorte que depuis trés-long-temps le pays n'eût pas été aussi paisible, sans la guerre qu'Adémare fut obligé de faire, pendant deux années, au comte de Blâmont. Ce seigneur n'ayant pas voulu consentir aux reprises d'aprés l'ancien usage, notre évêque l'y contraignit par la voie des armes. Tous deux signérent un traité de paix à la fin du mois de janvier 1551.
Le 28 août de la même année, une alliance fut solennellement jurée entre Isabelle d'Autriche, duchesse régente de Lorraine, Edouard, comte de Bar, la ville de Metz et son évêque **. L'administration échevinale consolidée par cette alliance ressaisit insensiblement les formes aristocratiques , tombées en désuétude, et bientôt le grand-maître des métiers,
* Archives de Lorraine sur Metz, p. 723— 724 ; ib., 145, 446, 176.
** Manusc. du cabinet de feu le comte Emmery, publ. dans les preuves de l’hist. bénédictine de Metz, t. 1v. p. 67 — 69.