Les Aztèques ou Mexicains, antérieurement à la conquête
ESCUINTLA. 427
Je fis le lendemain quelques promenades aux environs d’Escuintla. Maximo me conduisit au Sallo, belle cataracte tombant dans un bassin de rochcs et s’'écoulant, à travers mille fissures, en autant de petits ruisseaux qui vont se perdre dans la forêt.
Les environs d’Escuintla sont merveilleusement beaux. On trouve à chaque pas des bains chauds, tièdes, froids, et même des bains de vapeur, et ces jolis bains sont toujours ombragés d’arbres à fleurs et à fruits. Ils offrent, pendant la temporada, bien des plaisirs aux Guatemaliens et aux Guatemaliennes. Les cocotiers, les manguiers, les jocotes de corona abondent dans ces endroits.
Si j'étais Dieu et qu’il me prit la fantaisie de pétrir un nouvel homme, je lui donnerais Escuintla pour paradis ; mais je crois que si j'étais Dieu je n’aurais pas cette fantaisie.
avaient des poëtes et même des historiens. Ils avaient commencé par se servir de quippus pour garder le souvenir de leurs grands faits ; mais, vers le vire siècle, ils remplacèrent ces quippus par. une écriture figurative peinte sur des feuilles d’agave, de la toile ou des peaux de cerfs.
Le poëte mexicain Nezahalcojolt (mort vers 1400) a composé des hymnes et des élégies qui ont été traduites en espagnol par son petit-neveu,
LE PORT D'ISTAPA.
Istapa, que les Guatemaliens appellent un port, n’est qu'uné mauvaise crique ensablée. Il est trèspeu de navires qui se hasardent à venir y faire leur déchargement. Outre le peu de sécurité qu'offre le mouillage, la côte d’Istapa est très-insalubre.
Quelques mauvaises cases, un hangar, une cabane qu'on appelle laCommandance, forment la ville d’Istapa, second port de la république de Guatemala.
Les alentours de ce port ou de cette ville sont marécageux. Il suffit d'y passer quelques heures ‘ pour attraper des fièvres qui durent une éternité.
J'avais voulu voir le Pacifique, et c’est ce désir qui me fit aller m'embourber à Istapa, et cela malgré les bons conseils de Maximo qui m'avait assuré que ce voyage me désenchanterait de son pays.
Enfin je vis le Pacifique, et je ne payai ce plaisir que par huit jours de fièvre et de vomissements.