‹ Meyerbeer et son tempsChapitre 10 sur 21 · I:T son TKMl'S · texte numérisé non relu

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t'os décors, la tradition dr celle musi(|iie se perdait. J'assistais dernièrement à une représentation des Hiidtienots; j'en suis sorti navré, au point de me demander si c'était aussi beau que je me l'imaginais. De ces costumes délabrés, de cette chorégraphie de troisième ordre, en un mot de cetle mise en scène suant le désarroi, on pourrait encore en prendre son parti; mais comment n'être pas affligé du manque absolu de conviction chez tout ce monde? De la voix, du style, de l'enthousiasme, hélas! nous n'en sommes plus à demander tant; cependant au moins faudrait-il, quand on chante de la musique de Meyerbeer, avoir l'air de croire à ce que l'on chante, et dans ce splendide duo du quatrième acte,' par exemple, ne pas se désintéressera ce point de la situation. C'est cependant ce qui arrive. Valenline livre son secret, cl Raoul ne s'en émeut plus. A ce cri, l'un des plus sublimes que la passion ait trouvés depuis Shakspeare et Mozart, ce n'est point Raoul éperdu qui répond, mais le ténor, lequel, à force déjouer

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