‹ Meyerbeer et son tempsChapitre 3 sur 21 · MEYERBEEP · texte numérisé non relu

MEYERBEEP

Meyerbeer et Rossini continuèrent à se fréquenter, et si le temps devait venir où l'auteur des Huguenots traiterait avec l'auteur de Guillaume Tell de souverain à souverain, l'inégalité des conditions réciproques n'empêcha point les rapports familiers.

J'ai parlé de royautés; ils se traitaient l'un et l'autre en vraies puissances. Chaque fois que Meyerheor arrivait à Paris, à peine installé, il faisait à Rossini une visite que celui-ci rendait dans la journée même. Vous eussiez dit l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse qui se rencontrent. En dehors de cet apparat officiel que leur imposait en public la grandcnr d'une situation exceptionnelle, leurs rapports furent toujours ce qu'ils devaient être entre deux intelligences de cet ordre, deux cœurs foncièrement bons. On a beau différer

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(l'origine, de système, de goût, il est impossible, quand on a fait Giùllainne Tell, de méconnaître la splendeur des Hiiyuenots ; quant à Meyerbeer, avec son éclectisme naturel, son enthousiasme à larges résonnances, on devine en quel immense honneur il devait tenir l'illustre Italien. « Pour faire h' Barbier, me disait un jour M. Auber, avoir du génie n'eût point suffi, il fallait encore avoir vingt ans ! » Si sincère, si honnête, si I7«m«nd était l'admiration chez Meyerbeer, qu'on le rendait heureux en lui racontant de pareils mots. A force de s'admirer l'un l'autre, ils avaient lini par se mieux connaître, en se connaissant ils s'aimèrent, et ce n'était pas quelques mauvaises épigrammes, sottement colportées, qui pouvaient désunir deux pareils hommes. Leur âge, leur destinée les rapprochaient. Parmi les assistants choisis de celte fête musicale où fut exécutée, à l'hôtel Pillet- Will, la messe récemment composée par Rossini, qui oubliera cette joie expansivo de Meyerbeer, ce sentiment profond, contagieux d'ivresse où le

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plongeait révéïiement triomphal? Quelt]iies jours après ils dînaient ensemble, les trois vieux maîtres lie l'art contemporain : Rossini, Meyerbecr, Auber. On repassait d'anciens souvenirs- on caressait des espérances, on faisait des mots. « Voulez-vous que nous essayions, à nous trois, de chanter le trio de Guillaume Tell, disait en souriant M. Auber. — Je veux bien, répondait Meyerbeer, à condition qu'on ne me parlera plus de l'Africaine. » Honnête et douce réunion que d'illustres funérailles allaient suivre ! De ces trois amis, il en était un que les deux autres ne devaient plus revoir. A ce grand deuil public, bravement, stoïquement, RI. Auber a tenu tète; malgré ses quatre-vingtdeux ans, nous l'avons vu traverser Paris ce jourlà et conduire à pied ces nobles restes, de la rue Montaigne à la gare du Nord, où, parmi les fanfares et le sifflement des locomotives, le wagon funèbre enguirlandé de fleurs les attendait pour les conduire en quelques heures dans la terre où dorment Frédéric- Guillaume IV, les deux Hum-

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boldt. Hurrah ! les morts vont lite ! comme dit la ballade. — Quant à Rossini, sa douleur plus prol'ondément ressentie le retenait loin de celle convocation suprême. Dès le matin il s'était échappé de la ville. Seul, à l'écart, sous un arbre au parc Monceaux, il pleurait, il songeait, cl de cette main qui écrivit la prière de Mo'ise^ il crayonnait quelques lignes de méditation religieuse, notes dont les livres saints ont fourni les paroles et qui portent pour titre cette inscription navrante : A mou pauvre ami Meijerbeer. — Mais quittons ces souvenirs, mettons de côté noire douleur. Si le grand homme n'eût vécu que pour être le noble, l'excellent cœur, l'ami sûr, tendre, paternel, que nous avons connu depuis l'enfance , qu'importerait sa perte à la France, à l'Europe? Donc, plus de ces regrets, de ces condoléances dilatoires, remontons à l'âge d'or de 1820.

Première représentation du Crocialo. — Robert le Diable. — Le succès. — Les idées et l'idcc. — L'iieure privilégiée. — Les Huguenots. — L'Académie royale de musique en 1830. — M. Habeneck. — Le système français.

Ce fut sous les plus favorables auspices que le Crociato se produisit avec Donzelli, Levasseur, mesdames Pasta, Mombelli et Schiassetti pour interprètes. Même entre la Gazza et la Semirdmide, le Crociato réussit à rassembler les éléments d'un triomphe. C'est qu'il y avait alors de l'enthousiasme pour tous les chefs-d'œuvre, des lauriers pour toutes les gloires. Avec le Croociato, Meyerbeer va clore sa période de jeunesse; puis

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nous le verrons se recueillir un moment avant de [)rélu(]er à ses nouvelle destinées.

Ici, en effet, s'ouvre un temps d'arrêt dans la carrière de l'artiste.

Marié en IStiT, aux premières joies du ménage succédèrent les épreuves, et ce n'est qu'au sortir d'un long et douloureux accablement où l'a plongé la perte de deux enfants, qu'il se décide à se mettre à l'œuvre. — Nous touchons à Robert le Diable, terminé vers le commencement de juillet 1850 et livré à l'adm'mistration, qui déjà s'occupait,de la mise en scène de l'ouvrage lorsque la révolution éclata.

Une dynastie de neuf siècles qui croule entraîne bien des débris dans sa chute, et, du haut jusqu'en bas, tout le monde se ressent de la ss:ousse ; les ministres comme les sous-préfets, les ambas-

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sadeurs cûmiiie les gardes champêtres, les commissaires de police comme les directeurs de l'Opéra. Ceci pour dire que, dans la pression du moment, M. Lubbert, administrateur actif et modeste, que personne aujourd'hui ne connaît, dut céder sa place au docteur Véroii, qu'on connaît beaucoup mieux. Donc le nouveau directeur, si j'en crois ce qu'on raconte, ne professa point, il s'en faut, tout d'abord, à l'endroit de Robert le Diable, celte sublime admiration que les quatre ou cinq cents représentations du chef-d'œuvre semblent depuis lui avoir inculquée, et Meyerbeer eut à subir maint dégoût, mainte rebuffade. L'ouvrage cependant, après mille vicissitudes, vaillamment supportées par le maître, obtint le succès que vous savez, et il se trouve que, en montant comme à regret cette partition dont la gloire devait tout dépasser, le célèbre bourgeois de Paris avait fait de la prose sans le savoir.

Que dire aujourd'hui sur Robert le Diable qui ne paraisse oiseux et rebatlu'.' Partout où je vois de grands effets produits, j'ai pour habitude de supposer de grandes causes. « Ce qui s'est maintenu vingt ans dans la faveur et l'admiration du public ne saurait cependant ne point être quelque chose, » écrivait Goethe.

Robert le Diable est de 1851 ; nous sommes en 1865, ce qui fait, si je calcule bien, une carrière de trente-quatre ans déjà parcourue au milieu des applaudissements et des vivat; quatorze ans de plus que n'en exigeait l'archimaître de l'esthétique moderne! Et quand vous aurez compté le temps qu'a déjà vécu le succès, mesurez l'espace des lieux qu'il a remplis. Que sont môme avec leurs dix mille francs de recette chacune, les quatre ou cinq cents représentations données sur

noire j^a-ande scène, près de l'unanime consécration décernée au chef-d'œuvre par le suffrage du monde entier?

Dans quelle langue ne l'a-t-on pas traduit : allemande, anglaise, italienne, hollandaise, russe, polonaise, danoise? En Amérique comme en Angleterre, à la Nouvelle-Orléans comme à Londres, on a vu toute une saison la troupe française et la troupe italienne chanter Robert le Diable à tour de rôle. A Alger, à la Havane, au Mexique, et Jusque sur la côte de Madagascar, jusque chez les sauvages, partout même curiosité, même attrait , même admiration.

« Fussiez-vous au bout du monde, fussiez-vous dans une hutte d'Esquimaux, que vous y trouveriez deux fléaux auxquels l'homme n'échappe pas : du tabac et des mauvaises langues. »

Cet aphorisme d'un philosophe allemand (jui ne fumait pas me revient toujours à la pensée à propos de Meyerbeer, car c'est sans aucun doute le musicien sUr lequel on a le plus discouru

pour le prôner avec enthousiasme ou io rabaisser avec furie, et cela non-seulement chez nous, mais en Allemagne, en îtalie, et jusqu'en Américpie. De plus vaste renommée, de gloire jilus universellement répandue et de ce côté-ci de l'océan, et au delà, je défie qu'on en trouve. Où ne s'est pas joué Robert le Diable? Goethe, dans des vers charmants, a tiré quelque part vanité de ce que les Chinois eux-mêmes avaient reproduit sur leurs porcelaines les types de Charlotte et de Werther; est-il un succès de ce genre dont l'amour-propre de l'illustre maître n'ait eu à se réjouir?

A écrire sur Meyerbeer, à le criliquor, à le louer, à le juger, il s'est plus dépensé d'encre et noirci de papier qu'il n'en a lui-même employé à composer toutes ses partitions. Et quels jugements contradictoires! quelles querelles incroyables ne lui a-l-on pas faites, jusqu'à lui reprocher son ambition, cet immense désir de s'emparer de l'opinion et de régner sur elle, qui caractérise tous les grands esprits? Je voudrais bien voir ce

qu'on a jamais fait de généreux et d'illustre sans ambition, et d'autre part ce que, sans le secours du talent et du génie, l'ambition la plus âpre a jamais produit.

Sans entrer dans des détails d'analyse musicale qui ne sont pas du sujet tel que nous l'avons compris, essayons d indiquer en deux mots le signe particulier qui caractérise ce chef-d'œuvre de Robert le Diable. Nous voulons parler de cet ait ingénieux et profond d'associer la mélodie à l'orchestre, et de donner aux chants les plus aimables, les plus vrais, les mieux sentis, une instrumentation forte et puissante, neuve, accentuée sans surcharge aucune, et toujours naturelle au milieu des effets les plus imprévus. Gardonsnous aussi d'oublier ce grand soulfle d'inspiration qui parcourt tout l'ouvrage; tantôt dramatique

comme d. ns le premier et le qii.Urième acte, tai> tôt idéal et romanti(|ne comme dans le Iroisièmr, tantôt, comme dans le cinquième, religienx et sacré.

J'ai souvent oui dire que Meyerbeer avait ai le très-rare avantage de rencontrer toujours d'cNcellents poëmes; mais pensait-on que cette bonne fortune c'est à lui-même, à son seul génie qu'il la devait? Meyerbeer suscite ses poëmes, il en commande le tracé, se réservant de redresser en temps et lieu les bévues de ses architectes, et de viviPer cette lettre morle.

Il y a dans Robert le Diable^ dans les Hngueuols, dans le Prophète, des éléments de style, de poésie, d'histoire, de philosophie de l'art dont Scribe ne s'est à coup sûr jamais douté, lui cet aimable et badin voltigeur de Cythère, qui, poin^ donner ample et libre carrière à l'imagination de son maestro, s'était avisé d'évoquer toute une théorie de nymphes au troisième acte de Robert le D':abJe, des nynqihes portant des rameaux d'or, de

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vraies nymphes échappées des filets de Yulcain !

Meyerbeer trouva l'invention délicate en plein moyen âge, sourit légèrement, et, sans avoir l'air d'y toucher, proposa la scène des nonnes.

« Quelques jours avant la première représentation, on répétait généralement Bohert le Diable '.

A l'aspect de l'admirable décoration du troisième acte, dans le cloître de Sainte-Rosalie, décoration dont, par parenthèse, l'idée et l'exécution appartiennent à M. Duponchel, en voyant ces nonnes fantastiques qui sortent de leurs tombeaux, en voyant le prodigieux effet produit par cette scène magique, le pauvre Meyerbeer tressaillit de douleur :

— Mon cher directeur, dit-il à M. Véron, je le vois bien, vous no comptez pas sur mon opéra, vous courez api'ès un succès do mise en scène,

1 J'emprimle cpUe anecdote à M. Cliarles de Boigne. L'iuilenr, pour L'ciirc. son cliarmanl livre, n'avait qu'à se souvenir. car il tut lui-iiièiiie un Je- espiils les plus ainiables et des témoins les plus distingués de colle iiériodo qu'il raconle si tralammoi.t après l'avoir vécue.

— Attendez le quatrième acte, répondit le directeur.

Le quatrième acte arrive, la toile se lève, Meyerbeer aperçoit Isabelle endormie dans un petit salon qu'on eût dit emprunté au Ibéàtre du Gymnase. Il avait rêvé pour la princesse de Sicile de vastes et grandioses appartements, quelque cliose d'éblouissant.

— Décidément, s'écria-t-il amèrement, vous ne croyez pas à ma partition, vous n'avez pas osé faire la dépense d'une décoration ! »

Ce mot de pliilosnpbie de l'art, que j'ai prononcé tout à l'beure, un bien gros mot eu vérité, et dont il ne faut pas abuseï", sied pourtant merveilleusement à caractériser le génie de .Meyorbeer. Il y a cliez lui de ces effets qu'un sinqile nuisicion ne saurait produire.

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Prenez un Italien de lielle et bonne race, et donnez-lui à mettre en musiqne le trio de Roberl le Dif/&/^,qu'y verra-t-il? fût-ce Mercadante on Verdi, une situation dramatique, im morceau à effet pour ténor, soprano et basse; mais à ce magnifique résumé de toute une période de l'histoire, à cette figuration solennelle de l'homme entre l'Ange et l'Esprit du mal, reproduite sur tous les frontons des cathédrales, cioyez bien qu'il n'y songera pas une minute. La musique de Meyerbeer est l'œuvre d'un musicien de premier ordre et aussi d'un penseur; en même temps qu'il y a des idées, il y a aus<i l'idée., et c'est pour cela que le trio de Robert le Diable, le qua- Irième acte di^s Hiidueuots, et le finale du Prophète resteront comme les spleridides manifeslations de l'art nécessairement complexe de notre époque.

Robert le Diable avait mis Meyerbeer en tel renom, qu'il s'agissait de s'assurer au plus vite son prochain ouvrage. Un traité lui fut donc pro-

posé, par lequel l'illustre maître s'engageait à donner les Huguenots.

Il y a dans l'existence de tous les hommes supérieurs une heure privilégiée vers laquelle, même du sein des plus braux triomphes, leurs souvenirs se reporteront toujours de préférence.

Cette heure aimée et glorieuse entre toutes, qui fut pour Lamartine l'heure des Harmonies et de Jocebjn, a sonné pour Meyerbeer en 1830.

Remarquez que je ne prétends point dire que l'artiste ait touché là te but suprême, qu'il ait atteint avec les Hiujnenots celte hauteur de laquelle on n'a plus qu'à descendre. (]e que je me phiis à indiquer, c'est (]ue la date de 1850 représenle pour Meyerbeer cette heure incomparable où tout succède à l'homme de génie, où les moindres cir-

constances concourent à l'cnvi à la réalisai ion de ?es souhaits.

L'inspiration des Huguenots, Mcyerheer Va retrouvée dans le Proplièle, il la retrouvera dans maints chefs-d'œuvre, et toujours avec des qualités nouvelles; car il appartient à cette race de génies puissants et progressifs qui se transforment et ne vieillissent point. Mais ce qu'il ne retrouvera plus, c'est cette jeunesse d'alors, ardente, passionnée, enthousiaste, éprise jusqu'à l'ivresse de poésie et de musique, centre merveilleux de résonnance tt de vibrations ; ce qu'il ne retrouvera plus, c'est Nourrit, Mlle Falcon, Levasseur, Ilabeneck ', tout un monde d'artistes intel-

' M. II ilieneek possinlMit la conilance des maîtres; Rofsini, bien qu il lui reprochât quelquefois de ne point accompagner les chanteurs avec assez de ménagement, Rossini admirait son coup d'œii prompt, sa chaleur conrimunicalive, et jamais Meycrbeer ne dormait plus tranquille après son dîner que lorsqu'il savait, à n'en pas douter, qu'IIabcneek dirigeait, ce soir-là, 1 exécution de Bobert ou des Hiigiienots. Vne pareille situation devait apporter quelque influence; à l'Académie royale de Musique, M. Habeneck n'était pas seulement un chef d'orchest^^.ot, comme

ligenls que Robert le Diable avait formé et qui, fortement imbu dos doctrines nouvelles, abordait cette grande musique des Huguenots avec l'émotion de la foi.

Certainement de très-célèbres cbanteurs se sont depuis fait jour à l'Opéra ; mais ce qui appartient en propre à cette période, c'est cet esprit d'ensemble, cet effort en commun qui constituent au tliéâlre les vraies troupes.

, Quoi qu'on puisse prétendre, il existe en musique un système français, un système éclectique, je n'en, disconviens pas, et dont les prédilections se partagent volontiers entre l'Italie et l'Allemagne, mais fort babile d'ailleurs, tout en s'asdnii-

à Nourrit, il lui arriva plus d'une fois d'inlci'vcnir dans les conseils de l'adminislralion. Pendant un quart de siècle, M. llabeiieck a eu sa part des ouvrages qui se font produits sur la scène irançaise, et, nous pouvons le dire, au valeureux chef d'ordieslre les chances n'ont pas manqué. Le Comte Ùry. la Muette, Guillaume Tell, Robert le Diable, Don Juan, les Huf/uenots, la Juive, ce sont là de mémorable» soirées, auxquelles on doit se sentir lier d'avoir présiilé, et M. Ilabenecl» emporta avec lui les souvenirs d'un beau règne.

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lant Its divers élômenls caractéristiques des deux pays, à garder pour lui une certaine individualité qui lui est propre. Je veux parler d'une ampleur de style, d'un soutenu dans les récils, d'une intervention continuelle du génie du maître dans les moindres détails de la mise en scène, dont les Ilaliens ignorent l'habitude, comme aussi d'une variéié d'effets, d'un mélange de tous les genres et de toutes les formes qu'un Allemand de vieille roche, Louis Spohr, par exemple, et ceux de son école n'adopteront jamais.

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De Glucli à Meyerbeer, les plus illustres compositeurs, les plus grands génies, en franchissant le seuil de l'Opéra, ont reconnu les conditions essentielles du système français. Rossini lui-même, et ce n'est pas le moindre honneur rendu à cette école dont l'Académie impériale et le Conservatoire

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