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mains un gros volume allemand sur l'histoire naturelle, avec des images ; il y avait l'histoire épouvantable d'un chat, qui assassina son maître pendant sa sieste, parce que celui-ci avait eu du monde à dîner, et que le chat n'avait pas reçu toutes ses faveurs habituelles.
L'histoire offre des impossibilités, et elle prouve une ignorance absolue des mœurs du chat. Quand, plus tard, je m'occupai d'histoire naturelle, je voulus vérifier les idées de Flourens sur l'instinct et l'intelligence des animaux ; je pris chez moi un petit chat, convaincu qu'en lui, j'avais le type de la férocité, auquel il ne manquait que la force. Inutile de dire que j'ai complètement changé d'opinion. Mais les préjugés contre les chats sont encore très accrédités, surtout dans les endroits où on les
chasse, où on les maltraite et leur défend Tentrée des maisons d'habitation.
Meyerbeer, d'ailleurs, ne semble pas s'être occupé de zoologie. Un écrivain nous le représente prenant les eaux à Spa; et aimant à se faire porter par un âne; c'est sans doute le seul animal qui ait eu cet honneur.
En voyage, Meyerbeer n'emportait pas de livres avec lui ; j'ai vu une fois, sur sa table de nuit, une traduction française du Nouveau Testament; une autre fois, il m'emprunta pendant deux jours un volume de Schiller, dont j'ai les œuvres complètes en deux volumes. Meyerbeer avait cependant une bibliothèque ici, dans une maison de la rue des Petits-Champs, si je ne me trompe. C'est son domestique qui m'en a parlé; il avait proposé à son maître de m'3^
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conduire, sans doute pour la mettre en ordre, mais Meyerbeer ne voulut pas.
Il ne faudrait pas croire qu'il eût des idées étroites; il était franc-maçon du grade le plus élevé ; sa réception à ce grade coïncidait avec celle de Kastner; c'est ce dernier qui m'a conté le fait. Les personnes qui croyaient se faire un titre de recommandation auprès de lui, en s'intitulant son coreligionnaire, se trompaient.
En parlant un jour de chefs d'orchestre, Meyerbeer me dit que les deux meilleurs chefs qu'il eût connus avaient été C. M. de Weber et Ferdinand Hiller. L'avis mérite d'être pris en considération. Weber et Hiller étaient tous les deux, non seulement compositeurs, mais virtuoses pianistes hors ligne. En France, on voudrait nous péris