‹ MézélieChapitre 6 sur 27 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

6t UNE FfeMME HKCftEOSB.

priratioDs à laquelle il fallait aoumettre aea enfants. La situation de M. Valanger lai causait aussi une inquiétude profonde ; elle n'osait espérer qu'il se relevât de la maladie qui le minait , et elle entrevoyait eette dernière séparation a¥ee une inexprimable douleur. De temps en temps , perdue dans ces tristes pensées et succombant à sa peine , elle laissait tomber son ouvrage ; ses yeu^ fatigués par les veilles et les larmes s'arré* taient sur ses enfants endormis, et elle murnaarait: Mon Dieu! qu'ai lons*nous devenir!

Vers le milieu de la nuit, elle quitta son tra-» vail; la fatigue, un lourd besoin de sommeil Taccablaiept ; mais avant de se coucher, elle entra doucement dans la chambre de M. Valanger.

— Mon bon ami, dit-elle à voix basse, étes-^ vous bien?

Et comme il ne répondait pas, elle entr'ouTrit doucement le rideau pour voir s'il dormait : il avait la tète renversée en arrière , et ses mains , fortement ramenées sur sa poitrine , serraient le portrait de Léonide. Une pâleur livide couvrait son visage; ses yeux éteints n'avalent plus de regard : il était mort !

A cette vue , Louise jeta un en de douleur et d'épouvante; puis elle courut tout éplorée chercher d'inutiles secours. A Paris, Tesealier c'est la

UNE FEUME HEUREUSE. 6â

rae; des gens qai vivent sous le même toit ne se connaissent pas. Louise ne trouva autour d'elle que des visages inconnus; pourtant quelques voisins charitables descendirent de leurs man^ sardes, et passèrent avec elle le reste de cette terrible nuit.

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