‹ Mgr. de Saint-Vallier et son temps [microforme]Chapitre 14 sur 54 · HAE TA · texte numérisé non relu

HAE TA

RS

Us

ANS de trs ne Ë

Na 2

RE Ras ra ARR,

| La S 4

faire le son cèse »

allier temps leurs faisait œuvre paient rs, qui odique « L'on on doit de prêt ndirent ir.

rivaient

pagnie, our les bénéfice aucunes compte, jint que ince, et ‘absolusé d'être )parence era cette nous ne ss soldats liger de

ution dans Le situation

us

PA

LS x

Fe

INT Re ANT En à

na & re

« Le cas de conscience que M. l'évèque a fait aux capitaines qui retiennent la paie de leurs soldats, leur ôte presque à tous, n’y en ayant que quatre ou cinq qui ne sont pas dans le cas. la pratique des sacrements, par le refus qu'on leur fait de labsolution, à moins qu'ils ne veuillent promettre de ne plus la retenir, ainsi qu'ils l’ont eux-mêmes déclaré... »

La plupart de ces officiers avaient un grand nombre d'amis à la cour. Plusieurs d’entre eux passèrent en France dans le même automne que l’évêque et le devancèrent de plusieurs semaines À Paris, — le prélat s'étant attardé à visiter ses abbayes de Maubec et de Bénevent, avant de se rendre à la capitale. Ils ne se génèrent pas de parler contre lui et soulevèrent contre son administration une toule de préjugés. Is ne se contentèrent pas de critiquer sa conduite à leur égard, mais publièrent tout ce qui se disait sur son compte en Canada, et racontèrent surtout le fameux marché des cent pistoles. On sait cela par une lettre de M. Tremblay :

« On ne peut être plus décrié, dit-il, qu'il (Saint-Vallier) l'a été à la cour par les bruits répandus par les officiers. On a surtout relevé les cent pistoles données pour empêcher la comédie du Tartuffe. Chacun en parlait selon son caprice. »

Dans toutes les difficultés de M£' de Saint-Vallier avec Frontenac, Callières et les ofliciers de la colonie, lintendant Champigny parait avoir gardé une attitude noble, digne et impartiale, Voilà pourquoi j'ai tenu à lui laisser faire lui-même le réeit des incidents dont il avait été le témoin oculaire. Après avoir raconté l’affaire du prie-dieu et les suites qu'elle avait eues, il ajoutait :

« M. l’évêque, qui passe en France, ne manquera pas, monseigneur, de vous faire voir les écrits qui ont été faits dans toutes ces affaires, qui sont assurément fâcheuses et dangereuses par les suites. Il est entièrement brouillé avee M. de Frontenac, M. de Callières, les officiers des troupes et les Récollets, »

Il aurait pu ajouter, avec le séminaire de Québec, dont les trois principaux directeurs étaient interdits de prècher et de confesser depuis plus d’une année. Quel triste spectacle de division et d'anarchie, d'un bout à l'autre du diocèse!

Champigny se plaignait ensuite de la manière dont Frontenac voulait imposer ses volontés au Conseil :

« Le Conseil souftre, dit-il, et le procureur général, surtout, de ses dispositions. La liberté dans les avis est gènée en présence de

+ com on gr

ES

LG —

M. de Frontenac. Enfin cette situation des affaires remue toutes

choses...

« La grâce finale que je vous demande, monseigneur, € est d'assurer au Conseil la liberté qui lui est nécessaire pour bien , rendre la justice, et de considérer combien il est important de con-

tenir les peuples dans les bornes d’une sage et régulière conduite, et d'arrêter l’impétuosité de certains vagabonds, qui, en dernier lieu, ont osé aller de nuit enfoncer les fenêtres de la chambre de M. l'évêque : pour quoi il a été informé; et il y a des indices assez apparents contre Mareuil et un autre (1) : de quot il faudra prendre une connaissance plus parfaite, s'il y a moyen. Ces exemples sont très dangereux, et la tolérance sur ces désordres et une infinité d'autres serait capable de tout perdre.

« Sion peut imputer à M. l'évêque quelque entreprise au delà des bornes, en ce que je viens d'avoir l'honneur de vous marquer, ceux qui ont fait des fautes n'ont pas moins mal fait, et n'en méritent pas moins le châtiment. Autrement il n'y aura plus ni ordre, ni règle... »

Mer DE SAINT-VALLIER ET CALLIÈRES. — FRONTENAC ET MAREUIL.

M. de Callières écrivit à la cour pour se plaindre de la conduite

(1) « Jean Grignon le jeune, présentement détenu ez prisons de cette ville, » Une sentence du lieutenant général de la prévôté l'avait déclaré « atteint et convaincu d'une action commise au palais épiscopal. » I avait été condamné, avec Mareuil, « à aumosner trois cents livres tant à l'hôpital général qu'à l'Hôtel-Dieu, et cent cinquante livres d'amende envers le roi, et en tous les despens du procès. » (Jugements du Conseil Supérieur, I, 937), François Beaucerey, valet du sieur de la Chätaignerays, fut aussi impliqué dans cette affaire. (lbid., 92, 95%).

Des faits de ce genre n'étaient pas inouïs à Québec, à cette époque. Dans ses Notes sur Lamotle-Cadillar, M, l'abbé Verreau nous montre, précisément au commencement de cette année 369%, le jeune Guyon, beau-frère de Cadillac, en compagnie des deux De Niort de la Noraye, « jeunes gens notoirement joueurs et prodigues, » ainsi que Le Moyne de Martigny et Denis Juchereau de la Ferté, accusés d'avoir « fait tapage nocturne dans les rues de la basse-ville de Québec, cassé les vitres et enfoncé les portes qui n'étaient pas protégées par les volets et armatures de fer, nécessaires à cette époque. »

outes

c'est

bien > CONduite, ernier re de assez rendre ‘ss sont nfinité

u delà rquer, tt nen )lus ni

AREUIL.

nduite

e ville. »

tteint et ndamné, bral qu’à

tous les ois Beaue affaire.

Dans ses ment au Cadillac, oirement iereau de asse-ville êgées par

Page 1