‹ Mgr. Grandin, Oblat de Marie Immaculée: premier évêque de Saint-AlbertChapitre 11 sur 75 · LE LE · texte numérisé non relu

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Assiniboines, Pieds-Noirs s’échelonnaient jusqu’au versant des Montagnes Rocheuses. Au nord de la Saskatchewan, on rencontrait encore des Cris, puis les tribus Montagnaises. Plusieurs de ces tribus vivaient en guerres continuelles, Des haïnes héréditaires les séparaient, et l’immensité des forêts et -de la prairie était le théâtre de leurs incursions et-de leurs batailles sanglantes. La plupart étaient nomades. La chasse et la pêche, à de très rares exceptions, constituaient leur unique ressource, comme leur occupation exclusive.

: Point de maison, en général, pas même de demeure fixe; des ‘ tentes de peaux (loges), des cabanes d’écorces ou de branches d’arbres, voire même de neige et de glace, souvent la grande cabane du bon Dieu, qui n’a de dôme que la voûte étoilée ou nébuleuse. . L Quelques familles vivaient isolées, d’autres’ se réunissaient par camps plus ou moins considérables, suivañt les chances de la pêche ou de la chasse. En général, les sauvages n’avaient aucune. espèce de gouvernement, aucun code de lois; cependant chez les tribus adonnées à la guerre, un certain ascendant était exercé par les chefs. | ‘ Tous ces sauvages avaient des caractères communs : mépris.de la femme, abandon des malades et des vieillards, ignorance complète des belles vertus de chasteté, de douceur, de piété, de reconnaissance. . l Quelques-uns adoraient le;soleil et Iiloffraient des sacrifices

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sanglants. a :

Tous ces infortunés: vivaient en’ pleine nuit religieuse. L’heure des missionnaires était venue. ‘ ;

Mais qui allait les’ appeler ? Qui leur donnerait les moyens de franchir “lés immeñses distances ? Qui les protégera et les soutiendra ? |

+ Dieuise: servit d'un protestant, du comte de Selkirk.

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Nous avons parlé des luttes des deux grandes compagnies du Nord-Ouest et de la Baie d'Hudson. En devenant le prin- - cipal actionnaire de cette dernière compagnie, Thomas Douglas, comte de Selkirk, avait compris que la prépondérance au Nord- Ouest passait à la compagnie rivale, et il avait résolu d’enrayer , ce mouvement. - | Pour cela, il ne fallait pas rester isolé sur la rive lointaine de la baie d'Hudson. Il fonda une colonie sur les bords de la Rivière Rouge. L Au commencement de l’année 1813, cette colonie se trouvait composée d'environ cent personnes, et au mois de septembre 1814, elle en comptait à peu près deux cents. Les Bourgeois du Nord-Ouest virent dans cet établissement ‘ une menace formidable. Ïls contestèrent les titres de concession de lord Selkirk, et lui déclarèrent une guerre de corsaires. À deux reptises, la colonie fut. en grande partie détruite. Mais lord Selkirk avait une énergie indomptable, et il comprit que ses essals de colonisation, fronveraient une aide’ puissante dans la religion. Pour attirér à lui les voyageurs canadiens et les sauvages, il lui fallait des missionnaires. 3 {1 écrivit donc à Mgr Plessis, évêque de “Québec, en avril 1816, pour lui offrir sa coopération et ses secours, si Sa Gran- - deur réalisait le dessein qu’elle avait déjà formé d'appeler des missionnaires à la Rivière Rouge. : .

Mgr Plessis était alors le seul évêque du Canada. Tout ce qui forme aujourd’hui les provinces ecclésiastiques de Montréal, d'Halifax, de Kingston, d'Ottawa, de Saint-Boniface, de

Toronto était sous sa juridiction. (‘) L’Ouest était encore un

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