MAISON PATERNELLE DE MGR GRANDIN
vicaire de la paroisse, les premières leçons de latin, Jean était parti pour le petit séminaire.
Ce fut une source de nouvelles privations pour la famille. Le père et la mère s’écrasaient de travail. . Maïs les enfants étaient à bonne école. Laîné, Frédéric, pour secourir ses parents, part pour Paris, réussit à se placer et envoie fidèlement ses honoraires à sa famille. “Il n’est pas
étonnant, écrira plus tard Mgr Grandin, que mon cher Frédérie soit bon époux et bon père de famille, il a commencé par être bon fils, bon frère et toujours bon chrétien.” Deux autres enfants rejoignirent bientôt leur frère aîné à Paris, vécurent . sous sa tutelle et contribuèrent au soulagement de la famille.
Vital lui-même fut confié à un de ses oncles, propriétaire aisé. Celui-ci l’occupa à garder les moutons. Il fut done, . berger comme saint Vincent de Paul, comme sainte Geneviève, comme la vénérable Jeanne D’Are, comme sainte Germaine de Pibrac. Ii pouvait déjà dire, tant il était fidèle À son modeste emploi : Je suis le bon Pasteur. Durant les longues heures qu’il paissait son troupeau, il récitait son rosaire, lisait la vie des saints, laissait son âme F'éèver vers Dieu, par la contemplation de la nature.
Vers l’âge de treize ans, ses parents le rappelèrent. Le désir du sacerdoce était toujours au fond de son cœur, mais il fallait vivre; des frères, des sœurs le suivaient de près; les dépenses ‘ allaient croissantes... que faire ?
Il raconte lui- -même, dans ses notes intimes, ces Premiers | souvenirs de son enfance.