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en déclarant qu'il voulait conduire les colonies par la conviction et non par la force, fit préparer un projet d'instructions our le gouverneur du Canada. En voici es bases: on consentirait à prendre les biens de Saint-Sulpice à certaines conditions, et à les mettre, avec les biens des Jésuites ,entrelesmains du pouvoir exécutif, qui deviendrait indépendant des chambres ; onreconnaîtrait au civil l’évêque catholique romain, ainsi que les curés, à condition que le gouverneur exercerait les droits de la couronne sur eux et sur leurs paroisses :
c'était bien là établir effectivement la suprématie royale, c'est-à-dire remettre aux favoris du gouverneur le pouvoir de régler les affaires ecclésiastiques. Aussi, M.Ryland admiraïit la sagesse et la libéralité de ces dispositions. Le lord chancelier n’en jugea pas de même : car, ayant été consulté sar la justice des mesures proposées, lord Eldon inspira au secrétaire des colonies des scrupules qui, pour le moment, arrêtèrent ces projets; et, Dieu merci, personne n’ent ensuite le triste courage de les reprendre tous à la fois.
Quant aux poursuites qu’on voulait intenter contre l’évêque de Québec, aucun des officiers du gouvernement impérial ne jugea à propos de s’en occuper. M. Robert Peel causa, à ce sujet, beaucoup d inquiétudes et de troubles à M. Ryland, qui avoua que le sous-secrétaire des colonies était un
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jeune homme de manières agréables et doué de grands talents, mais l’accusa en même temps de ne rien entendre aux affaires du Canada. Peel avait toujours quelques mots flatteurs pour l’envoyé du général Craig, mais il ne se laissait point convaincre par lui. Lorsque M. Ryland faisait observer que tous les Anglais du Canada suivaient le parti du gouverneur :
‘ Fort bien,” répondait l’autre ; ‘ maisles Canadiens sont bien plus nombreux que les Anglais” Et il répéta la même remarque plusieurs fois, de manière à faire comprendre qu’il ne voulait point heurter les préjugés de la partie la plus considérable des habitants. Dans une autre occasion, Peel, au grand scandale de son interlocuteur, demanda, si au lieu de jeter les éditeurs du Canadien dans une prison, il aurait pas été mieux de les gagner par des procédés plus doux.
Deux fois M. Ryland avait écrit à Peel contre le mandement de l’évêque catholique ; grande fut donc sa surprise, quand il s’aperçut dans une conversation, que l’homme d'état avait complètement oublié ces deux lettres, et les confondait avec une requête dans laquelle l: docteur Mountain demandait une somme d'argent pour achever sa cathédrale.*
* «4 Cette cathédrale,” dit M. Ryland, dans une de ses lettres, ‘‘ fut bâtie sans que la législature s'en mêlât et sur une simple lettre du secrétaire d'état.... Les dépenses