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coadjuteurs, savoir : M. Charles François Bailly, titulaire de Capsa, mort en 1794, et M. Pierre Denaut, titulaire de Canathe, en faveur duquel il résigna en 1797.”
‘Sous le même titre de Canathe, le soussigné devenu coadjuteur de M. Denaut lui a succédé, à sa mort arrivée au commencement de 1806, et a fait agréer pour son coadjuteur M. Bernard-Claude Panet, consacré au printemps de 1807 sous le titre de Saldes en Mauritanie...”
“ Comme l’on sait très-bien que les évêques de Québec ne prétendent exercer d'autorité qu’au spirituel et seulement sur les sujets catholiques de leur diocèse, on ne leur a contesté ni leur jurisdiction, ni leurs titres d’évêques de Québec jusqu’à ces années dernières, où des insinuations artificieusement répandues dans les papiers publics et quelques assertions, avancées dans les cours de justice de cette province, ont commencé à jeter sur l'exercice et même sur l'existence de l’épiscopat catholique du Canada, certains nuages propres à priver ces prélats de l'influence qui leur est nécessaire, soit pour la conduite de leur troupeau, soit pour le succès des services que le gouternement de S. M. pourrait attendre d'eux, pour le maintien du bon ordre et pour la sûreté de la province dans des moments de trouble ou d'invasion.”
‘ Il est vrai que nonobstant ces entreprises, dont les premier, essais ne remontent
pas à dix ans.……, aujourd'hui, pour les évèques catholiques, il n’y a aucune différence sensible entre leur état et celui … ils étaient avant la conquête, excepté q .. ‘* n'ont plus de chapitre, ni d’officialité, r d'entrée au conseil, et que leurs appoin:
ments se trouvent être fort au-dessous de cu que sembleraient exiger les circonstances du temps et leur dignité. Mais on ne peut se dissimuler qu'ils sont exposés à rencontrer des obstacles, soit dans lears transactions privées, soit daus leurs fonctions publiques, et qu'il est difficile que cet ordre de choses subsiste longtemps sans se détériorer encore si l’on n’y apporte un prompt remède... ,
‘30 À l'avenir. Les pouvoirs spirituels que l’évêque de Québec exerce lui viennent de l'Eglise, par la voie du souverain pontife. Il ne lui est permis ni de s’en dépouiller en tout ou en partie, ni de les tirer d’une autre source. Mais les fonctions spirituelles ont certains effets extérieurs et civils, et c'est seulement par rapport à ces effets civils et extérieurs, qu’il sent le besoin d’être autorisé à continuer les fonctions de ses prédécesseurs, dans les mêmes principes et avec la même déférence pour les autorités établies, de manière à ne pas rencontrer d'entraves, qui troubleraient la liberté dont lui et ses prédécesseurs ont joui jusqu’à ce jour... sans procurer aucun avantage au gouvernement.”
‘Il désire donc quelui et ses successeurs soient civilement reconnus pour évêques catholiques romains de Québec, ayant sous leur juridiction épiscopale tous les sujets catholiques de S. M. établis dans les provinces du Haut et du Bas-Canada, de la Nouvelle-Ecosseet du Nouveau-Brunswick, et dans les îles du Cap-Breton, du Prince- Edouard et de la Magdeleine, et que les dits évêques puissent jouir d’une manière avouée, des droits et prérogatives jusqu’à présent exercés sans interruption par ceux
ui les ont précédés dans le gouvernement
e l'église du Canada ; de plus, que la propriété du palais épiscopal soit confirmée aux évêques catholiques romains de Québec, et qu'ils puissent transmettre à leurs successeurs évêques les acquisitions qu'ils feront en leur qualité.”
‘Tout occupé du soin de son église, le soussigné croit devoir borner ici ses vœux. Quant à l'influence que pourrait donner à sa place une assignation de revenus, qui lui permettrait de servir plus efficacement le gouvernement de S. M...
ainsi qu'à l'utilité qu'il pourrait. y avoir, dans un pays dont au moins les trenteneuf quarantièmes sont catholiques, que le clergé de cetie communion fût représenté par son chef dans les conseils exécutif et égislatif, ce sont des objets dont il sent le
rix,qu’il recevraitavec reconnaissance s’ils ui étaient offerts, et sur lesquels néanmoins
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il s’abstiendra de faire aucune demande articulière, s’en rapportant pleinement à a bienveillance et à la sagesse reconnue de Votre Excellence.
(Signé\ JosEPH-OCTAVE PLEssis.
Ce mémoire dut laisser une impression favorable dans l'esprit de sir Geo. Prevost, qui était naturellernent bienveillant et que sa position engageait d’ailleurs à rendre justice au clergé catholique. L’évêque de Québec put dès lors espérer que le gouverneur s’affranchirait du joug des conseillers de Craig ; il se flattait de plus que la chute du ministère anglais, regardée comme probable, laisserait au prince régent la liberté de su: re le penchant qu'on lui attribuait pour les intérêts catholiques.
Cependant une autre cause produisit une amélioration bien sensible dans la position de l’église catholique du Canada.
Mgr. Plessis était parti le vingt mai pour continuer sa visite pastorale autour du golfe Saint-Laurent; il était à parcourir les villagcs acadiens et les établissements écossais de l'ile Saint-Jean, lorsqu'il apprit
ue la république américaine venait de dbéimer la guerre à la Grande-Bretagne et avait déjà commencé les hostilités. Il ne voulut pas interrompre son voyage, malgré les dangers qu’il courait de la part des croiseurs ennemis ; il visita donc une partie du Cap-Breton, de la Nouvelle-Ecosse.et du
Nouveau-Brunswick, et revint au Canada par l’intérieur des terres, en suivant avec de grandes fatigues une voie qui aujourd'hui n’est gueres praticable que pour des sauvages.