MOULE
leurs paroisses natales, ont plus particu-
| lièrement besoin de secours...”
LI Ce fut lord Selkirk qui, le premier, donna
fl à l’évêque de Québec des nouvelles cer-
{ {ll taines sur l’arrivée des deux missionnaires
| l à leur destination, dans une lettre écrite | en français et datée du dix-sept octobre
| ‘ Pendant le voyage que je viens de faire
| au Haut-Canada,” disait-il, ‘j'ai eu le il plaisir de recevoir des lettres de la Rivière-
. Ah Rouge, qui m'ont annoncé l’heureuse arri-
D | vée de messieurs Provencher et Dumoulin.
Il Ces lettres, ainsi que le rapport verbal que j'ai reçu de M. De Lorimier. en arrivantici, me marquent que les habitants et surtout les Canadiens, anciens voyageurs, avec leurs familles métisses, avaient témoigné la meilleure disposition à profiter des instructions des missionnaires, et que les sauvages aussi leur avaient témoigné ce respect qui donne lieu de croire qu'ils montreront aussi de la docilité..……
‘ J'ai oui dire dernièrernent,” ajoutait-\l, ‘qu’il y a quelque probabilité que le Haut- Canada sera érigé en diocèse séparé. Si ce démembrement doit avoir lieu, j'espère que la Rivière-Rouge restera encore dans le diocèse de Québec; j'aurais beaucoup de peine si cet établissement naissant ne restait pas sous la jurisdiction de Votre Seigneurie, sous laquelle il a été si heureusement commencé. Je me souviens
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qu'à Québec, le printemps dernier, Votre Seigne”irie a suggéré qu’à la longue ces pays éloignés devraient avoir un établissenent indépendant; mais en attendant que la population ait pris cet accroissement, qui serait nécessaire pour supporter sans secours étranger un établissement séparé, il me parait que tous ces pays sauvages devraient relever du diocèse de Québec plutôt que d'aucun autre, vu que les catholiques qui y sont répandus ne parlent que la langue française, et que pour cette raison le Haut-Canada ne pourrait pas fournir de sujets propres à ce ministère...”
M. Provencher, qui avait été nommé vicaire général, fixa sa demeure à la Fourche, sur la rive droite de la Rivière.
Rouge, à une petite distance de l’embourchure de l’Assinibouane. M. Dumoulin remonta, l’année suivante, à vingt-cinq
lieues plus haut, et établit sa résidence à .
Pembina, près de la rivière du même nom.
Les environs de ces deux localités étaient occupés par les familles de quelques Canadiens, qui avaient été employés à traiter avec les tribus de l’ouest. Accoutumés aux habitudes du pays, ces vétérans avaient épousé des femmes sauvages et commençaient à s'occuper d'agriculture ; ils espéraient que la terre leur fournirait les moyens d'ajouter du pain et des légumes, à la viande que leur fournissait la chasse du bison dans les prairies.
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