UN EU EE PE
* Le duc de Norfolk, et le comte de Shrewsbury.
anité, ji leur 1t, au orale,
lisées ; Üt été ns des nservé pères, 1e par nt au omme
rotes-
btat de pterre, anada,
[44 se s eu à nt les
En ET de LIRE
catholiques en Angleterre. Hélas ! s'ils considéraient la chose sous le rapport de la religion, ils reconnaitraient qu'ils n’y ont rien gagné. Ia liberté de la religion ne consiste pas précisément à faire des processions dans les rues, à porter les sacrements au dehors avec solennité, à faire marcher la croix et le clergé à la tête d’un convoi. Cet extérieur a assurément son avantage et donne à nos cérémonies une pompe dont Dieu peut tirer sa gloire.
Mais, indépendamment detoutcet extérieur, on peut dire que la religion est libre, lorsque les fidèles peuvent, sans être inquiétés, en faire les exercices dans leurs maisons et leurs églises, entendre la parole de Dieu, chanter ses louanges et participer aux sacrements. Les catholiques anglais ont cet avantage et l’apprécient beaucoup.” Ce qui avait retenu l’évèque de Québec à Liverpool était le désir de connaître la résidence de Sir John Sherbrooke ; il avait besoin de voir cet ancien gouverneur du Canada, qu’il savait devoir trouver avant d'arriver à Londres. En effet on l'informa que ce gentilhomme demeurait au village de Calverton, entre Nottingham et Southwell ; et il se dirigea de ce côté.
Sir John Sherbrooke était infirme, mais conservait une mémoire exquise, un jugement très-sain, et un cœur nuvert et loyal ; le vieux général aimait toujours le Bas- Canada et s’intéressait au bonheur du pays,
plus vivement qu’on n'aurait pu l’attendre d’un homme complétement retiré des affaires. Il répondit, avec un tact admirable et la meilleure grâce du monde, aux nombreuses questions que l’évêque lui adressa sur les différents objets de son voyage.
Après une conversation prolongée, Mgr.
Plessis se sépara du général, avec la douloureuse pensée qu’il ne reverrait plus ce bienveillant ami du Canada, qui peut être regardé à juste titre comme l’un des plus sages gouverneurs de la province.
Arrivé à Londres le quatorze août, le prélat ne donna que peu de temps à la curiosité ; il regardait comme plus essentiel de s'occuper de suite des affaires importantes qui l'avaient amené en Angieterre.
Aussi se borna-til à rencontrer les personnes qui pouvaient lui être utiles, se contentant dans ce premier séjour de visiter l’abbaye de Westminster, l’église de Saint- Paul et l'asile de Chelsea.
Un des premiers personnages avec qui il se mit en rapport fut le docteur Poynter, évêque titulaire de Halie et vicaire apostolique du district de Londres, homme qui par sa prudence et sa modération avait su, sans compromettre les principes de la foi ni les règles de la discipline, s’attirer le respect des secrétaires d'état, en même temps qu’il jouissait de la confiance du Saint-Siége. Les conseils et le crédit du vicaire apostolique ne pouvaient manquer
st bd rm LL,
ndre des rable nomressa yage.
Mgr.
, doulus ce it être s plus
ût, le s à la sentiel mporeterre.
s petrles, se visiter Saint-
qui il ynter, postoe qui ait SU, la foi rer le même ce du dit du nquer
d’être fort utiles à l’'évèque de Québec, dans ses négociations avec la cour d'Angleterre.
Peu après son arrivée à Londres, Mgr.
Plessis fut fort surpris d'apprendre par une lettre du Canada, que, peu ‘heures après son départ, l’on avait reçu des bulles du Saint-Siége, le nommant archevêque de Québec, érigeant son église en métropole, et lui donnant, pour suffragants et auxiliaires, deux évêques, dont l’un était chargé du Haut-Canada et l’autre du Nouveau-Brunswick et l'ile du Prince- Edouard : le premier était M. Alexandre MacDonell et le second M. Bernard Mac- Eachern.
L'érection du diocèse de Québec en métropole déconcertait tous ses plans ; car, comme le gouvernement britannique n’en avait pas été informé, on pouvait craindre que les ministres ne cherchassent à mettre des obstacles aux divisions nouvelles qu’il s'agissait de créer.
Aussi l’évêque ne s’adressa qu'avec appréhension et inquiétude à lord Bathurst, secrétaire d'état pour les colonies, auquel il avoua franchement l'état des choses.
Cette information excita en effet la mauvaise humeur du ministre, qui, dès le lendemain, appela le docteur Povnter pour se plaindre £& lui de la cour de Rome et le prier d'en témaigner son mécontentement.
Cependant Mgr. Plessis présenta à lord Bathurst trois courts mémoires : dans le
ES. as
premier,ildemandait l'agrément du cahinet britannique pour solliciter auprès du saintsivge deux nouvelles divisions de son diocèse, savoir, celles du district de Montréal et des terres arrosées par les rivières qui se déchargent dans la baie d'Hudson.
Dans le second, il sollicitait des lettres patentes, pour assurer l'existence du séminaire de Nicolet, et pour l'établissement d’une corporation chargée de gérer les affaires de cette institution.
Le troisième mémoire avait été composé pendant la traversée ; il rerfermait des observations politiques, propre: à détourner le ministère du dessein de dépouiller les Sulniciens de leurs propriétés. Sans discuter les droits du séminaire de Montréal, l’évêque établissait que le gouvernement retirerait peu de profit des biens de cette maison, et 1l exposait les funestes effets qu’une semblable spoliation pourrait produire sur la population catholique du Canada. Après avoir exprimé le regret qu’il éprouvait, en apprenant que le gouvernement provincial dn Bas-Canada songeait à s'emparer des propriétés des Sulpiciens, il continuait dans ces termes :
‘ Si cette demande procède de la persuasion que ces ecclésiastiques ne sont pas vrais propriétaires des biens qu’ils occupent, ils offrent de donner des preuves satisfaisantes et péremptoires @e la légalité de leur possession. Si cette attaque a été suggérée
ahinet saint- > son Montivières udson.
lettres | sémisement rer les
omposé ait des tourner Iler les liscuter évêque tirerait ison, et semblasur la
Après vait, en bvincial rer des it dans
persuaont pas cupent, satisfaide leur iggérée
ze,
os TT de
sous le prétexte du profit qui en pourrait revenir au gouvernement, le soussigné se permet humblement de ee les considérations suivantes : 10 Ce profit se réduira à peu de chose, quand onen aura retranché les frais d'administration, l’acquittement descharges et l'entretien de lacommunauté, qu’on n’a vraisemblable... ent pas l’intention de détruire. ?”
‘ 20 Quand mème il en devrait résulter un profit de quelque conséquence au gouvernement provincial, cet avantage ne saurait balancer le mécontement et la désaf fection qu’un tel procédé exciterait dans les esprits des sujets catholiques de $S. M.
en cette province, principalement de ceux du district de Montréal, témoins journaliers de l'emploi vraiment exemplaire et honorable que les ecclésiastiques de ce séminaire font de leurs revenus. ”
‘30 Le gouvernement de $. M., ayant toujours traité les sujets catholiques du Canada avec une bonté sans exemple, avant même que leurloyauté lui fût bien connue, ce n’est pas au sortir d’une guerre, où ils en ont donné des preuves si éclatantes, qu'ils doivent s'attendre à une mesure rigoureuse et de nature à les alarmer tous.”
“40 En dépouillant de ses bier: le séminaire de Montréal, on prive l’église catholique du Canada d’une de ses principales ressources pour l'instruction de la jeunesse et la formation et la propagation de son
ergé.”
‘50 Ce dépouillement d’une des communautés ecclésiastiques ne peut être considéré par les habitants du pays que comme le signal ,du dépouillement de toutes les autres.”
‘Go Attaquer les biens du clergé, c’est paralyser son influence sur les peuples; or dans un pays presque tout catholique, où depuis soixante ans de conquête les efforts du clergé ont été constamment et efficacement dirigés à inspirer aux fidèles la dépendance, la soumission due au roi et à son gouvernement, on ne peut affaiblir cette influence sans blesser le nerf le plus puissant qui attache le peuple de ce pays au gouvernement de Sa Majesté, savoir, celui de la religion qu'il professe.”
‘ Le soussigné prie Dieu de ne pas le laisser vivre assez longtemps pour être témoin des funestes sui s de la mesure dont il s’agit, si elle est mise à exécution. En attendant, il prend la hberté de conclure que ceux qui l’ont suggérée au gorivernement n’ont consulté ni sa dignité, ni sa gloire, ni les vrais intérêts et le mérite d’une province, qui par sa fidélité soutenue paraît avoir des droits particuliers à la bienveillance et à l'affection paternelle de son souverain.”
Cet appel chaleureux à la justice et aux intérêts de l'Angleterre avait été d'avance soumis au jugement de Si: John Sherbrooke, qui l'avait approuvé; aussi pro-
Aamuidéré ne le s les
c'est 's; Or 1e, OÙ fforts icacees la >i et à aiblir e plus > pays avoir,
pas le r ètre nesure ution.
nclure verneni Sa nérite itenue à la lle de
et aux Avance
Sheri pro-
duisit:il un heureux effet; car plus tard M. Lartigne déclarait que, si les ministres avaient alors cessé de poursuivre cette affaire, il fallait l’attribuer principalement à l'influence de Mgr. Plessis.
Peu de jours après avoir remis ces mémoires, l’'évèque de Québec apprit que lord Bathurst était parti précipitamment pour sa maison de campagne. sans avoir fait connaître ses intentions. [l s’inquiétait du retardement qu'en éprouveraient ses affaires, lorsqu'il reçut une lettr: dans laquelle sa seigneurie l’invitait à l'aller voir, la semaine suivante, à Cirencester.
Quoique Cirencester sort à quatre-vingt dix milles de Londres, Mgr. Plessis n’hésita pas à entreprendre un voyage qui pouvait avancer ses affaires ; l'ayant recommandé à Dieu, ilse mit en route avec son secrétaire, le six septembre, par la voie de la diligence. Le prélat fut comblé d’honnêtetés par lorä Bathurst et sa famille, et forcé d'accepter l'hospitalité qu’on lui offrait dans le château. La comtesse se montra pleine de bienveillance envers les voyageurs, qui lui avaient été recommandés par son frère le duc de Richmond. Dans une audience qu’il eut le lendemain inatin, Mgr. Plessis amena directement sur le tapis les questions traitées dans les trois mémoires. Le ministre déclara qu’il ne voyait aucune difficulté au sujet de l'octroi de lettres patentes pour le séminaire de Nicolet ; sur le second mémoire relatif au séminaire de
se #78:
Montréal, il voulut entrer en composition, et proposa que le séminaire de Montréal célât ses seigneuries an gouvernement, en conservant autant de maisons, de fermes, de rentes, qu’il serait nécessaire pour la subsistance de ses membres actuels et de leurs successeurs. Cette proposition avait déjà été faite à M. Roux par le duc de Richmond, et avait été rejetée. Aussi Mgr. Plessis répondit, qn'à la vérité l’évêque exerçait une surveillance générale sur tous les biens ecclésiastiques de son diocèse,mais qu’il ne lui était pas permis d'en disposer, parce que ceux qui les possédaient en avaient le domaine direct ; que d’après les instructions données en différents temps aux gouverneurs du Canada, les séminaires de Québec et de Montréal devaient être maintenus dans la possession de tous les biens dont ils avaient des titres valables à la conquête du pays, que par conséquent Sa Majesté ne prétendait point déposséder messieurs les Sulpiciens, s'ils prouvaient qu'à l'époque de la conquête, 1ls étaient | propriétaires légaux de leurs biens. Or ils
se croyaient munis de pièces suffisantes
| pour prouver ces article ; un des membres de leur maison, M. Lartigue, était alors à Londres, et pourrait donner là-dessus des preuves satisfaisantes ; au surplus il serait toujours temps d’en venir à une transaction, | si le séminaire contre l'attente de l’évêque | ne réussissait point à prouver ses droits.
ee be =
nb
bd bé
tion.
tréal it, en ‘mes, ar la et de avait ic de | Mgr.
vèque 1 LOUS ,mais poser, nt en rès les temps naires t être us les hbles à ent Sa sséder vaient staient Or ils santes bres lors à 15 des serait ction, èque pits.
Lord Bathurst parut satisfait, et consentit
très-volontiers à recevoir le député du séminaire de Montréal. Il montra beaucoup plus d'opposition à admettre les deux nouvelles divisions du diocèse de Québec suggérées par l’évêque; maiscelui-ci s’aperçut que le ministre résistait en homme qui ne veut pas désohliger. IL insista donc sur la nécessité d'adopter sans délai la mesure proposée, parce que la saison le pressait de partir pour l'Italie, et qu’il ne pouvait se mettre en route, sans être muni du consentement du cabinet de Saint-James à la division qu’il demandait pour le plus grand bien de ses compatriotes. ‘ C'était dans cette unique vue,” ajouta:t-il, ‘ qu’il avait entrepris un voyage pénible et dangereux, et comme son motif était pur il était aussi digne d’une attention particulière”” Lord Bathurst parut céder un peu et déclara à l’évêque, qu’il enverrait une lettre sur ce sujet au bureau colonial à Londres. !
Après avoir pris congé du ministre et de sa famille, Mgr. Plessis ne songea plus qu'à regagner la capitale, où il arriva le neuf septembre, fatigué de son voyage, mais tout joyeux du succès de sa négociation.
La lettre promise lui fut en effetenvoyée par M. Goulburn, sous-secrétaire des colonies ; elle était conçue de manière à permettre de postuler à Rome des bulles pour messieurs Lartigue et Provencher, dont le
indé am
premier devait être chargé du district de Montréal, et le second du territoire du Nord-Ouest. Le prince régent approuvait le choix qui avait été fait par le prélat.
‘ Comme vous exprimez clairement,” ‘était-il dit, que les personnes à être nommées dépendront de vous, en votre qualité d’'évèque catholique romain de Québec, S. A. R. le prince régent, plein de confiance dans votre honreur, votre zèle et votre loyauté pour le gouvernement de Sa Majesté, a bien voulu consentir à l’arrangement que vous avez proposé et permettre à M. Lartigue de se fixer à Montréal, et à M. Provencher de demeurer sur le territoire de la Baïe-d'Hudson, afin d'y exercer respectivement une autorité ecclésiastique subordonnée à la vôtre, et de vous donner l'assistance requise dans ces parlies des domaines de Sa Majesté, à l'avantage de ceux qui professent la religion de l'Eglise de Rome.”
Si, dans cette réponse, le mot d’évéque n’est point articulé, il ne faut pas en ètre surpris ; car alors en Angleterre la force des préjugés contre la hiérarchie catholique était telle, que, dans des occasions comme la présente, Les ministres devaient agir avec les plus grandes précautions pour ne point se compromettre. L'autorité que l’évêque catholique de Québec avait besoin de faire exercer par ces deux ecclésiastiques, outre les fonctions ordinaires des grands vicaires,
+ de » du avait
ent,” ètre votre n de in de ele et de Sa arrannettre 1, et à ritoire xercer stique onner s des ige de Eglise
évéque n ètre force olique omme r avec point vèque e faire outre aires,
était celle de conférer des ordres et de donner la confirmation ; ils devaient donc être revètus du caractère épiscopal, comme il l'avait explicitement demandé ; ainsi le ministre d'état et l’évêque s’entendaient, quoique, par circonstance, ils ne pussent employer tous deux les mêmes expressions.
Toutefois, lord Bathurst ne consentit à cet arrangement qu'avec la condition expresse que les nouveaux évêques ne seraient pas reconnus comme titulaires par le gouvernement.
En comparant les concessions qu’il venait d'obtenir avec les difficultés qu'avait rencontrées monseigneur Briand, cinquante ans auparavant, l’évêque de Québec ne pouvait s'empêcher d'apprécier les changegements survenus en faveur du catholicisme. ‘* Après dix-huit ou vingt mois de postulations,” dit-il dans son journal, ‘ M.
Briand n’obtint rien du ta ““ulement on lui fit savoir indirecter.e:.. que s’il se faisait consacrer, ie gouvernement n’en dirait rien et fermerait les yeux sur cette démarche. Ah! quel changement en mieux depuis cette époque, et combien l’églisé du Canada ne doit-elle pas à la divine providence pour avoir amené doucement et fortement les choses au point où nous les voyons ! ”
Aussi, à son arrivée à Douvres, il s’empressa de remercier lord Bathurst. ‘ Muni de cette pièce,” disait-il au ministre, ‘ je
solliciterai des bulles en cour de Rome pour les deux messieurs que S. AÀ.'R. le prince régent a daigné agréer pour mes Coopérateurs.”
Calais—L'Angleterre et la France--MM. Desjardins— Paris—Lyon-—Le Cardinal Fesch-—Prêtres savoisiens—Piémont—Turin—Mezzofante—Prières des Hurons à Lorette.
Monsieur Lartigue restait en Angleterre pour régler les affaires du séminaire de Montréal, pendant que Mar. Plessis et son secrétaire se rendaient en France.
Les voyageurs débarquèrent à Calais le dix-sept septembre. Malgré sa prédilection pour l'Angleterre, l’évêque de Québec se réjouissait d'entendre enfin parler le français. ‘‘ On se croit presque chez soi, ” écrivaitil, ‘ lorsqu'après avoir entendu parler une langue étrangère pendant six semaines, on se trouve au milieu de gens qui parlent la sienne. Il en résulte un sentiment de délectation dont on n’est pas maître. ” |
Cependant, accoutumé aux usages britanniques, il avait peine à se faire aux habitudes françaises ; les diligences, les hôtelleries lui semblaient bien inférieures à ce qu'il avait vu en Angleterre. Voici comme il rend compte de ses premières observations en France.
our nce opé-
dins— —Piéorette.
terre re de t son
ais le sction
s, les eures oici ières
‘ Après avoir voyagé dans les élégantes voitures d'Angleterre et y avoir été conduit par des chevaux luisants et noblement enharnachés, on recule presque d'horreur à la vue des lourds et sombres carosses de France, portés sur des roues aussi épaisses que celles des chariots, et conduits par des chevaux assez vigoureux, mais maigres, sales, attelés de cordes ou de mauvais cuir, avec des attels de colliers larges comme des cangues et surmontés de quatre à cinq livres de laine bleue ou rouge...
‘ Les chemins, quoique inférieurs à ceux d'Angleterre, étaient néanmoins beaux, et nous les avons trouvés semblables par toute la France... Les hôtelleries de France ne valent pas celles d'Angleterre du côté de l’ordre et de la propreté. On n’y connaît point l'usage des tapis, quoique les appartements aient généralement des pavés au lieu de planchers, ce que les étrangers trouvent fort incommode pour les pieds et encore plus pour les genoux, quand ils veulent prier. ”
D'un autre côté. les campagnes lui parurent plusiiantesen Francequ’en Angleterre.
‘ Plus de ruisseaux, ” écrit-il, ‘“ plus de bosquets ; les arbres, même isolés, ne présentent pas la même monotonie ; les vallées sont plus variées ; les champs, plus vastes. ne sont pas divisés, comme dans l’autre royaume, à l'instar des carreaux d'un damier... On y a un soin extrême
d'entretenir une rangée d'arbres de chaque côté des grands chemins, et il y a très-peu d’endroits où ce soin soit négligé. ”
Il était dix heures et demie du soir, lorsque le dix-neuf septembre,les voyageurs entrerent dans Paris. En descendant de la diligence, l’évêque de Québec, à sa grande surprise, entendit prononcer son nom et vit s'avancer vers lui un homme qu’il n'avait jamais rencontré : ‘ Vite, ” lui dit l'étranger ; ‘“ mon frère vous attend avec impatience ; je suis chargé de vous conduire aux missions étrangères. ”
Celui qui adressait une si bienveillante invitation et qui était le frère de M. l’abbé Desjardins, ami intime de Mgr. Plessis, était depuis plusieurs jours aux aguets, pour recevoir l’évêque de Québec et son compagnon au sortir de la diligence. Ce respectable laïque, doué comme ses frères d’un caractère franc, ouvert, obligeant et généreux, tenait le bien paternel à Messas, près de Beaugency ; il se trouvait à Paris pour ses affaires, et s'était chargé de recevoir les deux voyageurs canadiens, et de les conduire au séminaire des missions étranoères. Un quart-d’heure après, Mgr. Plessis était auprès du vénérable abbé Desjardins.
On conçoit mieux qu’il ne serait possible de l’exprimer la joie sincère qu’éprouvèrent, dans cette rencontre, les deux amis séparés depuis dix-sept ans.
Ancien chanoine de Bayeux, puis doyen
aque -peu
soir, eurs de la ‘ande im et qu'il ai dit avec duire
llante l'abbé lessis, guets, t son e. Ce frères ant et essas, Paris cevoir de les étran- Dlessis ardins.
pssible rèrent, éparés
doyen
de la collégiale de Meung et vicaire général de l’'évèque d'Orléans, monsieur Desjardins avait été forcé, par la révolution, de chercher un asile en Angleterre, où il arriva en 1792. Il y connut le célèbre Edmond Burke, qui s’intéressait beaucoup au sort des prètres français, et qui s'était lié avec l’évêque de Saint-Pol-de-Léon, dispensateur des dons de la générosité anglaise. Ges deux hommes avaient proposé au gnuvernement d'envoyer au Canada quelques personnes, pour examiner s’il serait possible d’v trouver des asiles pour les ecclésiastiques et les laïques français qui affluaient alors en Angleterre. Le projet fut accueilli avec faveur par le ministère, et messieurs Desjardins, Gazel et Raimbault se chargérent d'aller reconnaitre, sur les lieux, les chances de succès ; ils étaient accompagnés par un canadien, M. de La Corne, chevalier de Saint-Louis. De New-York, où ils débarquaient, le huit février 1793, ils se rendirent par terre au Canada. Les évêques et le clergé les reçurent de la manière la plus obligeante. M. Desjardins s’occupa de recueillir les renseignements nécessaires pour l’objet de sa mission, et visita le Haut-Canada, où un certain nombres d’émigrés désiraient s'établir. L'année suivante, plusieurs prêtres le rejoignirent et parmi eux se trouvait son j:une frère, monsieur Desplantes.
Successivement grand vicaire desévèques
ÿ W 9 ’ Y, ŸS Ÿ /@ 2 N < Y . & Ÿ 2 K ny € co. « < 4 2 “FFE es £6 un =D RE F7 su = == =
305 A 5 QD "NT T