‹ Mgr. Joseph-Octave Plessis [microforme]Chapitre 3 sur 44 · ES MER · texte numérisé non relu

ES MER

transférée au château - Vaudreuil, qui devint ainsi le berceau du collége de Montréal. Il est probable que ce fut en ce lieu, et sous la direction de M. Curateau, que le jeune Plessis apprit les rudiments de la grammaire. L'intelligence supérieure de l’élève le fit avancer rapidement ; cependant il paraît que la grammaire latine n'avait pas pour lui le même charme que l’histoire et la géographie ; car bien des années après, il se reprochait de n'avoir pas donné autant de temps aux préceptes versifiés de Despautère, qu'aux ouvrages de Vosgien et de Rollin. Îl en vint même, après avoir terminé sa seconde, à se dégoûter des études et à témoigner le désir de rester à la maison paternelle, plutôtque de fréquenter davatange le collége. Comme beaucoup d’autres jeunes gens qui ont suivi une partie du cours classique, il croyait inutile de s’enfoncer dans les arides sentiers de la logique et dans les obscurités de la métaphysique. Combien de fois, dans la suite, il a reconnu son erreur et proclamé les immenses services que l’une et l’autre lui avaient rendus, en rectifiant son juge-

1 ment, en étendant les bornes de son esprit,

et en les préparant à l'étude de la théologie. Monsieur Louis Plessis, à qui l'étudiant

| communiqua son projet, ne voulut point

forcer les inclinations de son fils ; mais, d'un autre côté, il comprenait qu'il ne fallait pas compromettre l'avenir de ses

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