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enfants en se prêtant à leurs fantaisies. Il était père, comme on l'était alors, c’est-àdire le chef de la famille. Tout en se rendant aux justes demandes de son fils, il aurait cru manquer à son devoir s’il se fût laissé guider par des projets éphémères.
* C’est bien, Joseph,” répondit-il au jeune homme : ‘* demain vous quitterez le capot -d’écolier ; vous prendrez le tablier et vous descendrez avec moi à la forge. Quand vous voudrez reprendre vos études, vous m'en avertirez.” Ce n’était pas précisément la réponse qu’attendait l’écolier ; mais il fallait se soumettre, car, suivant une vieille expression, la parole de son père était une parole de roi.
Le jour suivant, Joseph-Octave Plessis maniait le soufflet et frappait l’enclume !
Les heures semblaient longues au nouvel ouvrier, peu accoutumé aux travaux manuels ; en effet, pour un étudiant qui se sentait plus de force dans l’intelligence que dans les poignets, l'épreuve était fort dure. Néanmoins, pendant toute une semaine, il tint ferme contre la fatigue du corps et surtout contre l’ennui de l'esprit, qui se trouvait privé de sa nourriture habituelle.
Il fallut enfin céder sous le poids de la lassitude et du dégoût ; avec l’assentiment de son père, le jeune Plessis déposa le tablier, reprit l’habit d’écolier, et, dans l'automne de 1778, partit. avec son frère et
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