‹ Mgr. Joseph-Octave Plessis [microforme]Chapitre 5 sur 44 · ER RS · texte numérisé non relu

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an" à quelques-uns de ses condisciples, pour aller (| NL terminer ses études au petit séminaire de 1 ss Québec ; car on n'avait pas encore ouvert Al: ls. il les classes de rhétorique et de philosophie ni. ; fût à Montréal. Msn | Lo D Vers cette époque les communications sa entre les deux villes étaient accompagnées | apot de difficultés, qui depuis longtemps ont j'a ot disparu, mais dont on peut juger par les Ha letires de M. Montgolfier, grand vicaire de HS l'évêque de Québec. Chaque année, vers la oint fin des vacances, il annonçait à monsei- = ba gneur Briand que les élèves du district de eille Montréal ne pourraient être présents à Lu ouverture des classes. | “Je dois aussi informer Votre Grandeur,” |

NET écrivait-il le vingt-cinq septembre 1775, k Me: que les écoliers de cette partie ne seront 14 SE pas à même de se rendre à temps à Québec mc pour commencer les classes à l’ordinaire.

qui Il n’y a que cinq barques devant la ville, A toutes frêtées pour le roi... Les écoliers ne

fort M peuvent y trouver place ; les berges et les bateaux sont aussi retenus pour le besoin

Mir du service. IL n’y aurait que des voitures prit de terre, dont la plupart ne sont pas en état is de faire la dépense, soit pour eux-mêmes, soit pour leurs meubles.” u+to Le neuf octobre suivant, il revenait sur ni le même sujet dans ces termes : * Les : cg 24 ecclésiastiques et écoliers destinés pour le à réhert séminaire de Québec sont toujours ici dans ; fe

e et le même embarras pour s’y rendre.”

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Parfois, au commencement des vacances, il arrivait que lassés d'attendre le départ . d'une goëlette, qui n’était jamais prête à lever l'ancre, et sentant leur bourse fort légère, les élèves les plus vigoureux regagnaient à pied la maison paternelle, et se rendaient ainsi de Québec à Montréal.

C'étaient les voyages les plus amusants, et ceux qui laissaient les plus agréables souvenirs dans la mémoire des courageux piétons.

La navigation par les goëlettes était fort lente et fort ennuyeuse, lorsqu'il fallait remonter le fleuve. On rapporte que de malheureux écoliers, partis de Québec au milieu du mois d'août sur un de ces petits bâtiments, eurent à passer cinq semaines dans leur étroite prison, et arrivèrent à Montréal au moment où finissaient les vacances.

Bien différente était la voie de terre pour les vigoureux gaillards qui préféraient la suivre. Réunis dans la chapelle du séminaire, les voyageurs saluaient, par un cantique, la protectrice des pèlerins; puis la bande joyeuse défilait ; elle poussait un cri d'adieu au milieu de la grande cour, et,

comme une volée d’outardes à l’automne, se dirigeait vers l’ouest, qui pour elle renfermait la terre promise.

Avec six semaines de vacances à l'horizon, un léger paquet sur leurs épaules, et un cœur bondissant de plaisir,le jeune étudiant

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marchait lestement, tantôt au refrain de quelque chanson populaire,tantôtau milieu des gais propos et des rires bruyants de ses compagnons. Vers le milieu du jour, on s’arrêtait sur le bord d’un ruisseau, ou au pied de quelque orme séculaire ; les sacs se vidaient, et les provisions étalées ‘ur l'herbe disparaissaient rapidement devant l'appétit des voyageurs. Le soir on frappait à la porte d’une de ces blanches maisons qui bordent le grand chemin depuis Québec à Montréal ; le costume de séminariste procurait partout un accueil favorable et une bienveillante hospitalité. La grande chambre était mise à la disposition de messieurs les écoliers ; pour eux le feu pétillait plus ardent dans la cheminée, la nappe la plus blanche était étendue sur la table, et les omelettes les plus rebondies se succédaient dans la poële.

C'était dans la grange, sur le foin nouveau, que les voyageurs cIlaient se reposer des fatigues de la journée ; avec l'air frais en abondance, ils dormaient plus à l'aise, et n'avaient pas à redouter de visiteurs incommodes.

Au soleil levant tous étaient sur pied; lorsque, après un bon déjeuner, le trésorier de la bande offrait à la maitresse du logis de payer les dépenses causées par luimême et par ses compagnons, il était arrêté par un refus, que suivait une invitation de

ne pas oublier la maison quand ils descendraient.

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