CHAPITRE IX
Les satellites. — Les tortures. — Bulles de savon. — Fêtes du premier de l'an chinois à Séoul. — Manière de corriger les soldats core'ens. — Les geôliers. — Les bourreaux. — Re'gime des prisons.
gr Ridel désirait ardemment souffrir et mourir pour la foi, mais Dieu ne réservait pas à son apôtre la palme et la couronne des martyrs. Dans leur conseil, les ministres s'étaient occupés de lui cependant. Les uns voulaient le renvoyer en Chine, les autres le mettre immédiatement à mort. Pour la première fois le gouvernement coréen hésitait à répandre le sang d'un missionnaire catholique.
Dans les premiers jours du mois de février, un prétorien vint à l'évêque et lui dit : « On a envoyé un courrier en Chine pour consulter le Fils du Ciel à ton sujet; on fera ce qu'il ordonnera. »
Cette nouvelle, assez vraisemblable, donnait au captif une lueur d'espérance; mais, en même temps, elle lui faisait entrevoir un long et douloureux supplice.
Dans nos contrées toutes pénétrées de la civilisation chrétienne, la prison est une peine parce qu'elle prive de la liberté; mais en Corée, comme dans les autres pays idolâtres, la prison est le rendez-vous de toutes les souffrances. La plus redoutable des tortures est précisément celle qui ne figure pas parmi les supplices
autorisés par la loi : c'est le séjour en prison. Les chrétiens qui ont traversé les épreuves des grandes persécutions, sont unanimes à dire que les tourments des interrogatoires sont moins redoutables que cet affreux séjour.
Pour s'en faire une idée, qu'on se représente un vaste espace enclos par de hautes murailles, auxquelles s'appuient de petites baraques en planches ouvrant sur une cour intérieure. Point de fenêtres dans ces cachots, mais seulement une porte basse et étroite par où se glissent quelques rayons lumineux. La soif, la faim y sont un supplice de tous les jours, et le prisonnier est souvent réduit à dévorer la paille pourrie sur laquelle il est couché.
A Séoul, il y a deux prisons : le Keum-pon, réservé aux nobles, comme nous l'avons déjà dit, et le Kon- Riou-Kan, où sont enfermés pêle-mêle les malfaiteurs de bas étage.
A chacune de ces deux prisons, cinquante satellites ont leur emploi. Puis, sous la dépendance des satellites, il y a les soldats du prétoire, les geôliers et enfin les bourreaux, des hommes à la figure de monstres.
Les satellites sont habillés de toutes les manières, ils varient leur costume pour n'être pas reconnus dans leurs expéditions. Ils ont des chefs dont les grades répondent à ceux de sergent et de lieutenant; les premiers portent au serre-tête des anneaux en jade, les anneaux des seconds sont en or. Tous sont sous les ordres d'un préfet de police dont le pouvoir est absolu dans les causes ordinaires.
Pour se faire reconnaître, les satellites portent toujours suspendue à la couture de leur pantalon, par une courroie en peau de cerf, une plaque de bois sur
laquelle sont inscrits des caractères et un cachet.
Leur autorité est très grande ; personne n'oserait leur résister, à l'exception des nobles qui les méprisent et quelquefois les maltraitent. Mais alors malheur au plébéien qui tombe entre leurs mains ; car leur vengeance est cruelle. Ils sont surtout terribles quand ils ont une offense personnelle à venger, ou lorsqu'ils convoitent les biens de quelque riche. Adéfaut déraison, ils ont la torture qu'ils emploient sans règle ni mesure.
Les tortures les plus communes sont la suspension et la torsion des bras et des jambes; parfois le malheureux patient ressemble plus à un cadavre écorché qu'à un homme vivant; les côtes sont à nu, la barbe, les cils, les sourcils sont brûlés, les paupières gonflées, les pieds foulés, les genoux écrasés, les cuisses et le bas-ventre brûlés.
Quand les chrétiens sont entre les mains de ces barbares, l'on peut s'imaginer quels supplices les attendent, pour les forcer à des révélations et à l'apostasie.
« J'ai entendu quelquefois, dit Mgr Ridel, les soupirs et les cris de ces pauvres torturés qui souffraient pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Hélas ! je partageais leurs souffrances, mais ce qui me faisait le plus de mal, c'était d'entendre les ricanements, les éclats de rire des satellites et des bourreaux. Il n'y a point de pitié à attendre de pareils hommes ! »
Et cependant, le pouvoir de la vertu est si grand, que le courageux confesseur de la foi en imposait à ses geôliers.
Est-il possible qu'on le mette aux entraves, disaient-ils; c'est un homme honnête, juste, comme on
n'en trouve pas en Corée. C'est un vrai Fô qui est revenu sur la terre. » Ils aimaient à s'entretenir avec lui; leurs questions sur l'Europe, la France, ne tarissaient point. Il fallait bien souvent aussi leur expliquer les quatre saisons, les phases de la lune, les éclipses du soleil, les bateaux à vapeur, le chemin de fer, etc. Le missionnaire profitait de ces occasions pour leur parler de la religion catholique, de Dieu, de la création, des dix commandements. Ces continuels entretiens n'étaient pas sans douceur ni sans fatigue non plus pour lui.
« J'étais toujours avec les satellites, dit-il encore, et ceux-ci, au nombre de huit ou dix, quelquefois de vingt, allaient, venaient, se succédaient. Ce n'était pas le moindre de mes ennuis ; impossible de prendre un repos suffisant. Sans cesse on m'adressait la parole ; je trouvais à peine le temps de faire un peu de méditation ; quand je le pouvais, j'y suppléais pendant la nuit; quelle difficulté pour réciter au milieu de ce tapage mon bréviaire que j'avais toujours sur moi !
« Différentes caisses saisies dans ma maison avaient été apportées au corps de garde des satellites. Ils emportaient ce qui leur convenait et venaient même parfois me demander à quoi servait tel ou tel objet.
« Un jour, un satellite m'apporta une petite croix en me demandant si c'était de l'or : je reconnus que c'était le croisillon de ma croix pastorale qui contenait des reliques. Il l'avait brisé : le tout aura été brûlé, fondu, car je n'ai plus revu cette croix. Une autre fois, ils m'apportèrent un morceau de savon, me demandant ce que c'était. Je résolus de les amuser, et je crois que je réussis assez bien; car leur ayant montré la manière de faire des bulles, tous se mirent
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à l'œuvre à qui mieux mieux, même les mandarins, qui soufflaient avec force dans un tuyau de papier pour gonfler les bulles qu'ils admiraient. Ils amenèrent leurs amis du dehors pour voir cette merveille, et je crois que tous eussent voulu avoir du savon à leur disposition ; un grand nombre m'en demanda bien inutilement puisque je n'avais rien.
« Un des satellites me dit un jour :
« Est-ce bon à manger, le savon ?
« Non, lui répondis-je, cela ne se mange pas et « rendrait malade.
« Tiens, dit-il, mon petit garçon qui a dix ans, et à « qui j'en avais donné un morceau, sentant l'odeur « qui s'en exhalait, crut que c'était un gâteau, et il « en a mangé ; de fait il a été très malade.
« Je profitai de cette circonstance pour les avertir que dans mes caisses il y avait quelques remèdes européens qui étaient bons quand on savait s'en servir, mais qu'autrement ils étaient dangereux et capables de faire mourir.
« Oui, mais le vin de raisin, disaient-ils, oh! que « c'est bon! nous le connaissons bien.
« Comme c'est fort, ajoutait un autre, j'en ai bu « quelques verres, et je me suis enivré, tellement que « je ne me suis réveillé que le lendemain.
« Ils avaient bu tout le vin de messe de la mission en quelques heures.
« Un jour on vint me dire : « Le grand juge a appris « que vous saviez dessiner, il vous demande de lui faire <( le portrait d'un Coréen, d'un Chinois et d'un Euro- « péen. » J'hésitai d'abord, car dessiner, je ne je sais pas, mais surtout je craignais un piège. On insista, je me mis à l'œuvre. Le Coréen passa facilement, le
Chinois aussi, pour l'Européen, je l'habillai un peu à ma fantaisie, et j'envoyai mon travail au grand juge, qui me fit remercier en me disant que j'étais très habile. Tous ensuite voulaient avoir des dessins mais je refusai toujours pour conserver ma réputation.
« Vers le milieu du mois de février, j'entendis pour la première fois parler des jeux qui suivent les fêtes du premier de l'an chinois et qui durent un mois. C'est un amusement barbare, mais les satellites qui racontaient la chose en étaient émerveillés. Ces jeux sont de vrais combats : deux armées, composées de deux ou trois cents hommes, armés de gros bâtons de deux pieds de long, sont en présence l'une de l'autre. A un signal donné, les combattants se précipitent sur leurs adversaires avec fureur. Les coups de bâton pleuvent à droite, à gauche, jusqu'à ce que l'un des partis soit obligé de céder et de s'enfuir, laissant la victoire à son adversaire. On conçoit aisément ce qu'il en résulte de contusions et d'épaules démises, de têtes, de mâchoires, de jambes, de bras cassés ; souvent même la mort s'ensuit. Ce sont de véritables combats de gladiateurs ; les habitants de Séoul ne connaissent pas de spectacle plus intéressant; ils s'en montrent très fiers. Comme je leur faisais remarquer le péril et l'immoralité de ces luttes, ils me répondaient :
« Oh ! il n'y a que les Coréens pour avoir ce cou- « rage, pour supporter de tels coups et braver ainsi la « mort! Si les Européens assistaient à ces jeux, quelle « haute idée ils auraient des Coréens : il n'y a pas de « peuple comme nous. »
« J'eus aussi plusieurs fois l'occasion de voir la ma-
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nière dont on corrige les soldats. On met d'abord le coupable aux entraves et on le condamne ensuite à recevoir trois, cinq ou dix coups de planche. On m'a invité plusieurs fois à voir cette exe'cution, mais je refusai en plaignant le pauvre patient, ce qui faisait rire les satellites. Quoique je n'aie rien vu, j'ai cependant tout entendu. Après avoir étendu le patient sur une natte, en présence de ses camarades, le chef lui faisait une admonition, puis un homme armé d'un bâton, ou plutôt d'une planche longue de 8 pieds, s'approchait. Au commandement du chef, il levait son instrument et frappait le coupable, qui à chaque coup ne manquait pas de crier; mais, pour étouffer ses cris, deux autres soldats chantaient sur un ton différent : Tien, oh, i. Les coups se succédaient à des intervalles assez rapprochés. Bien souvent cette bastonnade n'était qu'une comédie ; mais plusieurs de ces malheureux, après dix coups de cette planche, revenaient la peau enlevée et les cuisses profondément labourées -, ils perdaient connaissance, et il leur fallait un mois pour se remettre.
« La religion de tous ces employés de préfecture, comme celle des nobles, des fonctionnaires, c'est le culte de Confucius. Ils honorent Confucius, le respectent, le louent, l'admirent, lui font des sacrifices. Entrer directement en discussion sur leur philosophie est inutile et les irrite. Plusieurs fois cependant, je leur ai montré que la doctrine de Confucius n'était pas complète, que les sacrifices qu'ils font aux ancêtres ne sont souvent qu'une plaisanterie; mais tout cela avec beaucoup de précautions, car les Coréens sont très susceptibles à cet endroit. Pour les convertir, il faut d'abord leur expliquer la doctrine
chrétienne, faire éclater sa beauté, et leur en exposer les preuves-, mais attaquer de front leurs doctrines ne réussirait qu'à les humilier sans les convertir. »
Au-dessous des satellites et des soldats sont les geôliers et les bourreaux.
Les geôliers! quels caractères faux, fourbes, irascibles ! Si la pitié semble entrer quelquefois dans ces cœurs, c'est qu'un sentiment d'intérêt se trouve à la suite. Ils s'acquittent de leur office de bourreaux en riant : étrangler un homme est pour eux une distraction, un amusement. Si par hasard le chef entend le bruit des coups, et vient modérer leur fureur, alors, pour se venger et ne pas exciter l'attention, ils fixent une pointe de fer en forme d'aiguillon à une baguette de bois, et ils s'en servent pour piquer les pauvres patients qui étouffent leurs soupirs et leurs cris.
Un pauvre chrétien, accablé d'une fièvre violente leur demanda un jour un peu d'eau : — Ah ! nous allons t'en donner de l'eau, chien de chrétien ! Et ils lui meurtrissent la poitrine avec leurs bâtons pointus, si bien que, deux heures après, ce pauvre malheureux expirait. On déclara qu'il était mort de maladie; le cadavre fut emporté et jeté hors des murs de la ville.
Dans les prisons de Corée, jamais on ne constate le décès des prisonniers, de sorte que les geôliers meurtriers sont sûrs de l'impunité.
Il semble qu'il soit difficile de trouver des gens plus vils, plus méchants; eh bien! dans ce lieu, il s'en trouve : ce sont les bourreaux proprement dits. Ils ont des figures de monstres, un aspect repoussant, leur vue fait mal. Ils frappent, écorchent, brisent les jambes, les bras, en se riant de la douleur des patients, qu'ils accablent de plaisanteries ignobles. Ils ont l'air
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de sentir le sang; leur apparition dans l'intérieur de la prison annonce une torture, une exécution, et jette l'effroi parmi les détenus. Comment l'espèce humaine peut-elle tomber à ce point de dégradation, d'avilissement et de cruauté ?
Après nous avoir fait connaître le personnel des prisonsdeCorée, Mgr Ridel parle de la vie qu'on y mène.
Les prisonniers sont partagés en trois catégories principales, à savoir : les voleurs, les prisonniers pour dettes, et enfin les chrétiens, qui sont en majorité. Chacune de ces catégories occupe ordinairement un local spécial. Les voleurs sont les plus à plaindre. Ils sont là, « les pieds dans les ceps, jour et nuit, tous atteints de maladie. La gale les dévore, leurs plaies tombent en pourriture, ils souffrent de la faim ; ce sont de vrais cadavres ambulants, quelques-uns n'ont que la peau et les os. A peine peuvent-ils faire quelques pas, quand, au milieu du jour, on leur permet de sortir. On n'imaginerait pas spectacle plus horrible; il faut avoir vu cette misère pour s'en faire une idée. Il leur est défendu de dormir : pendant la nuit, les gardiens, armés de gros bâtons, les surveillent ; et si, emporté par le sommeil ou la fatigue, quelqu'un vient à s'assoupir, aussitôt le gardien, faisant usage de son arme, le réveille à coups de bâton sur le dos, les jambes et la tête. Que de fois, pendant la nuit, nous avons entendu les coups que ces forcenés, souvent ivres, administraient à ces malheureux qui n'avaient plus qu'un souffle de vie, et qui souvent expiraient sous le bâton des gardiens barbares, plus semblables à des tigres qu'à des hommes! »
Le cachot des voleurs est l'imagé de l'enfer. Ceux qui l'habitent sont tous presque nus, l'hiver comme
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l'été. Ils ne peuvent se procurer une goutte d'eau pour se laver les mains ou la figure, trop heureux quand, quelquefois, on leur permet de sortir et de tremper leurs mains dans un trou d'eau corrompue et puante, qui se trouve au milieu de la cour, pour se rafraîchir un peu la figure, la poitrine et les jambes. Aussi sont-ils tous couverts d'une épaisse couche de gale, et d'horribles ulcères.
« La nourriture consiste dans une petite tasse de riz sans assaisonnement, le matin et le soir; nourriture insuffisante. Les prisonniers qui arrivent forts, bien portants, sont, au bout de vingt jours, comme des squelettes.
« Les prisonniers pour dettes ou pour autres motifs que le vol sont moins maltraités. On les désigne sous le nom de Tcha-Kal. Ils peuvent communiquer avec leurs parents et leurs amis, et recevoir leur nourriture du dehors ; ils mènent joyeuse vie sous les yeux des voleurs affamés. »
Les chrétiens sont nourris comme les voleurs et ne peuvent communiquer avec personne du dehors. Rien n'égale le mépris qu'on a pour eux. Le seul adoucissement que, de temps en temps, les geôliers apportent à leur peine, c'est de les délivrer des entraves. Leurs cabanons sont en tout semblables à ceux des voleurs.
Pour toute ouverture, une porte qui se ferme la nuit : au-dessus, à travers des barreaux, en forme de lucarne, pénètre un peu d'air et de lumière. Les murs sont recouverts de planches de tilleul disjointes. Le mauvais état de la toiture n'abrite qu'à moitié les prisonniers contre la pluie et la fonte des neiges. Les chaleurs de l'été y sont aussi intolérables que les rigueurs de l'hiver.
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C'est dans de tels réduits que l'e'vêque de Corée et ses pauvres chrétiens, plus méprisés que les voleurs, durent passer ces longues journées qu'ils regardaient comme les dernières de leur vie.
Le contraste de leurs vertus excite la haine et la barbarie des geôliers et des bourreaux. Calmes et résignés dans leur malheur, saisissant l'occasion de rendre service à tout le monde, les chrétiens supportent les souffrances et la raillerie sans plainte et sans murmure.
Dans cet infect cachot, jamais un parent, jamais un ami ne vient à eux pour compatir à leur détresse, pour panser leurs plaies, pour rafraîchir par une goutte d'eau leurs lèvres brûlantes de fièvre. Parce qu'ils sont chrétiens, ce ne sont plus des hommes, c'est quelque chose de moins qu'une bête dont on doit se défaire. Du moins si les parents leur font défaut, Dieu leur reste, Dieu les console et les soutient. La prière commence dès le matin, elle se continue pendant le jour, et souvent pendant de longues heures, la nuit. « On prie bien en prison, dit Mgr Ridel, Dieu semble plus présent, et l'on connaît mieux son propre néant.
« Pour employer mes loisirs, je m'étais fait un règlement : je disais la messe en esprit ou j'y assistais de la même manière. Quand je n'eus plus de bréviaire, j'y suppléai par le rosaire, ayant bien soin de cacher mon chapelet, que l'on m'aurait enlevé. J'aimais à me transporter dans quelque église pour y faire ma visite au très saint Sacrement. Dans le cours de la journée, je faisais facilement plusieurs méditations : mon temps était réglé comme pour une- retraite de -huit jours; elle s'est prolongée bien au delà.-
« Un autre exercice que l'on fait bien en prison et qui apporte beaucoup de consolations, c'est le chemin de la Croix. Que de grâces le Seigneur me prodiguait dans ces jours de recueillement ! Je n'avais aucune inquiétude, et je m'étais remis tout entier entre les mains de Dieu pour faire en tout sa sainte volonté, persuadé qu'il ne m'arriverait que ce que Dieu voudrait bien permettre. »