Delizie degli eruditi 7oscamy t. 22, p
Un document contemporain, écrit peu de jours après cette notification, nous laisse entrevoir l'effet qu'elle produisit sur Michel-Ange. Le fait est qu'il tomba malade à Florence, et qu'il le fut assez sérieusement pour que la nouvelle s'en répandît jusqu'à Rome \ Il se releva cependant, et nous le trouvons, Tannée suivante, peu de temps avant la mort de Léon X, occupé de trois choses importantes : 1° le transport des colonnes de marbre qui devaient décorer la façade de San-Lorenzo; 2° le dessin des statues qui devaient être placées dans la chapelle neuve; 3° l'achèvement du Christ de la Minerve, auquel il lui fut impossible de mettre lui-même la dernière main, et qui, pour cette raison peut-être, ne porte pas, d'une manière aussi marquée, l'empreinte ordinaire des œuvres de ce grand maître 2. Mais on peut dire que c'est un chef-d'œuvre de premier ordre, quand on le compare avec les deux tombeaux qui sont dans le chœur de la même église, et qui furent érigés, l'un à Léon X, l'autre à Clément VII, par des artistes disciples ou imitateurs de Michel-Ange 3. Il y a dans ces figures si lourdement monumentales, une vulgarité de formes et de caractères, qui montre