‹ Michel-AngeChapitre 12 sur 17 · LE JOUR · texte numérisé non relu

LE JOUR

(Statue du tombeau de Julien de Médicis.)

trage, lui aurait plaisamment répondu : « Si le peintre t'avait mis en purgatoire, j'aurais pu t'assister de mes prières, mais puisqu'il t'a mis en enfer, je ne puis rien faire pour toi. » Et les historiens s'amusent d'une telle anecdote sans voir ce qu'elle a d'odieux. Si je la raconte, c'est pour dire quel était à la cour des papes le despotisme | de ce Michel-Ang-e, qui pouvait tout se permettre grâce | au prestige de son génie.

Le scandale, toutefois, était trop fort et, sous la pression de l'opinion publique, il fallut couvrir les nudités. Un instant, il fut question de détruire l'œuvre tout entière, w Elle fut conservée, moins pour l'édification des chrétiens que pour la grande joie des artistes qui, pendant tout un siècle, vinrent admirer cette grande œuvre qui, selon Vasari, était seule digne d'être étudiée par les peintres désireux d'atteindre à la perfection de leur art.

YIÏ

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