ACTE IV, SCÈNE XIII
De la prison pour moi s’ouvre la porte.
JOSÉFA.
O bonheur! loin de moi ce seul moment emporte Les tourments si cruels que pour vous j'ai soufferts.
LA COMTESSE
Et dont j’ai pris ma part.
JOSÉFA.
Oh ! que de vœux offerts Devront être acquittés par ma reconnaissance !
Je dois te prévenir, cependant, qu’une abseuce...
JOSÉFA.
Une absence?
Déjà vas-tu t’en effrayer?
C’est un léger ennui qu’il nous faut essuyer.
Pour assoupir l’affaire, il est prudent et sage Que j’aille en ce moment faire un petit voyage.
On vient de m’en donner l’officieux avis :
Ces avis-là toujours veulent être suivis.
JOSÉFA.
Eh bien ! emmenez-moi.
Non, fatigue inutile !
Un abri protecteur, un refuge tranquille,
Pour toi, pendant ce temps, n’est-il pas assuré Sous l’aile de ta mère?..
JOSÉFA.
Oui ..
Je t’y laisserai.
LA COMTESSE, avec effusion.
Merci !
Vous lui ferez la vie heureuse et douce?. .
LA COMTESSE
Oh! oui...
* Joséfa, Cervantes, la comtesse.
Le temps s’abrége et la peine s’émousse,
En parlant de l’absent : de moi vous parlerez.
LA COMTESSE
Toutes les deux, sans cesse.
JOSÉFA.
Et vous nous reviendrez?...
Autant qu’il se pourra je ferai diligence.
JOSÉFA.
En quel lieux allez-vous?
Vers le midi , je pense.