Cf. Destrée, Ann. Soc. archéol. de Bruxelles
6. Luigi Correra, Il presepe a Xapoli, l'Arlé, 1899, p. 325-331.
7. Voir la reproduction de ce bas-relief plus loin, cliap. X.
II. — MONUMENTS DE SCULPTURE EXÉCUTÉS EN FRANCE AVEC LA COLLABORATION OU SOUS L'INFLUENCE D'ARTISTES FLAMANDS
La chapelle Saint-Biaise du cliâteau d'Amboise. — Décoration intérieure et bas-relief de saint Hubert.
Autres reliefs pittoresijues dans la région de la Loire : à Blois, au Plessis-Chivré, à Sainte- Catlierinc-de-Fierbois.
Le travail du bois : les stalles d'église, œuvres d'ateliers franco-flamands. — Les boiseries décoratives.
Influence générale en dehors de la région de la Loire. Complication et surcharge de la décoration architecturale. Complication et luxe exagéré du costume.
Tendance à la composition pittoresque : bas-reliefs normands, sculptures d'Amiens, etc. — Le
saint Georges de Michel Colombe et celui du tombeau des cardinaux d'Amboise. Rapports dans l'iconographie. Thèmes et types communs à l'art flamand et à l'art français. Conclusion.
Après avoir constaté la vogue dont jouirent chez nous pendant la deuxième moitié du xv^ siècle l'art et les artistes flamands, après avoir indiqué la présence en France et spécialement dans la région de la Loire de nombreux monuments dont l'origine flamande ne saurait être mise en doute, nous ne devons pas nous étonner de relever dans l'art de cette époque et en particulier dans celui de la région qui nous intéresse, certaines traces manifestes d'influence flamande.
Chapelle du château d'Amboise.
Ainsi, on a l'habitude de citer comme un spécimen d'art essentiellement français, la petite chapelle Saint-DLiise, qui s'élève dans une position charmante, sur le bord de la ferrasse du château d'Amboise, et qui faisait partie jadis de l'ensemble des constructions élevées par Charles VIII. Si l'on entend par là que le style de cette chapelle n'a rien d'italien, bien qu'elle ait été exécutée partie avant 1495', partie pendant et même après la première expédition d'Italie, on a parfaitement raison. Mais on se trompe si l'on veut affirmer qu'il n'y entre aucun élément étranger à l'art français, notamment dans la partie décorative. M. l'abbé Bossebœuf - en a fait très justement la remarque en ce qui concerne en particulier l'intérieur. Il y a là quelque chose d'assez exceptionnel, et d'assez déroutant pour un œil français,
1. D'après M. l'abbé Bossebœuf (Amioise, p. 157-165), le gros œuvre aurait été terminé dès 149-3.