‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 124 sur 305 · Ouv. cit., p · texte numérisé non relu

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CONTINUITÉ DE l'iNFLUENCE FLAMANDE AVANT ET APRÈS 1195

un genre de complication et de sui'charge que présente bien rarement, surtout dans la région du centre, notre arcliilecture et notre décoration religieuse', même pendant la dernière période du style goLhique. Si l'on veut en avoir le sentiment très net, il n'y a qu'à comparer ce monument-ci avec la cluqielle élevée très peu de temps auparavant, sinon en même temps, par Jacques d'Amboisc, abbé de Clu-

dans son hôtel de

Paris ~. Dans celle-ci, également, les divisions de la voûte se multiplient, les corniches, les dais, les culols se couvrent d'une luxuriante décoration de feuillage. Mais celte décoration, large, souple, logiquement appliquée, fait corps avec la construction. L'ensemble est d'une grande tenue , d'un style nerveux et relativement sobre. C'est là, aussi bien dans l'ornementation que dans la construction, le caractère que nous retrouverions presque partout dans l'art purement français de cette époque.

A Amboise , au contraire, au lieu des doubles niches puissamment ornées qui figuraient sur les parois de la chapelle de Cluny, c'est comme une sorte de frise qui tourne tout autour de la chapelle, c'est une série continue de niches plates qui n'ont sans doute jamais pu recevoir de statues^, et la galerie ininterrompue qui leur sert de dais, ajourée et compliquée comme une menuiserie,

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