‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 16 sur 305 · Cf. E. Lambin, La cathédrale de Senlis, Paris · texte numérisé non relu

Cf. E. Lambin, La cathédrale de Senlis, Paris

3. Cf. Koechlin et Marquet de Vasselot, oui), cit., p. 29-30.

VITALITÉ DE l'aRT FRANÇAIS A LA FIN DU XV° SIÈCLE

Paris. Dans le Nord, nous trouverions principalement les églises de Péronne (1509-1 525), de Montigiiy , de Maignelay (terminée en 1515), sans parler de la suite des travaux d'Abbeville, de Saint-Riquier ou de Rue. A Paris même, la tour Saint-Jacques-la-Roucherie date de 1508 à 1522, tandis que Saint-Merry , si Ton en croit la date donnée couramment n'aurait été commencé que de 1520 à 1530, et nous mènerait presque aussi tard par conséquent que le transept de Limoges (1517-1530), une des œuvres les plus complètes et les plus significatives de ce style gothique persistant.

Enfin, nous citerons, mais seulement pour mémoire, la masse des églises gothiques de Rretagne datant du xvi*' siècle : la tradition est dans ce pays plus vivace encore que nulle part ailleurs et presque indélébile : ce n'est plus seulement de la persistance, c'est un retard considérable qui s'y manifeste. Mais la rudesse des matériaux employés et la gaucherie des artistes donnent peu de poids à des monuments d'un art sommaire et fruste qui gardera, même lorsqu'il sera teinté de classicisme, son allure sauvage et dure.

MONUMENTS D'ARCHITECTURE CIVILE A. — Dans la région de la Loire.

L'abondance et la richesse de ses châteaux dits « de la Renaissance » ont rendu la région de la Loire justement célèbre et personne ne songe à nier la fécondité et la grâce de l'architecture civile qui s'y est épanouie au xvi^ siècle. Mais ce mouvement de construction avait commencé bien avant 1500, et, sans remonter aux édifices féodaux qui s'étaient élevés dans certaines positions importantes à Langeais, à Loches, à Montbazon, à risle-Bouchard, à Châteaurenault, un certain nombre de demeures fortifiées s'étaient construites ou agrandies singulièrement au cours du xv*' siècle, alors que la royauté s'était mise à faire en Touraine des séjours de plus en plus prolongés et avait attiré autour d'elle ses serviteurs les plus fidèles.

Pour n'en citer que quelques exemples, Chinon s'était accru considérablement pendant le séjour de Charles VII et sous le gouvernement de Commines, à partir de 1477. Le château de Langeais., occupé jadis par Pierre de la Brosse, ministre de Philippe le Hardi, fut agrandi et aménagé à nouveau, lorsqu'il passa en 1466 aux mains de François d'Orléans, fils de Dunois. A Reaugency, Dunois lui-même avait fait bâtir en 1440 un corps de logis important qui subsiste encore ; mais son œuvre la plus considérable fut

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