Cf. Mandrot, Imbert de Bastarnay, p
4. Cf. Bossebœuf, Amhoise, p. 135 et suiv. Nous n'avons malheureusement plus les comptes de la construction du cliâlcau d'Amboise. Mais M. l'abbé Bossebœuf s'est beaucoup servi dans sa monographie d'un manuscrit (Bibl. Tours, ms. i320) d'un nommé Bruneau qui, s'appuyant sur des registres alors conservés, avait écrit à la fin du siècle dernier un Essai sur le château d'Amboise.
Nous possédons de nombreux inventaires qui nous permettent de nous rendre compte de la façon dont le château était meublé et décoré. (Cf. de Grandmaison, Bull. Soc. arch. Tour., I, 253- 304.) Il ne subsiste malheureusement plus rien de ces richesses.
5. Louis XI qui y résidait assez souvent y avait institué en 1469 l'ordre de Saint-Michel. II y laissa sa femme pendant une expédition, en 1465, et c'est là que fut élevé le dauphin, le futur Charles VIII. Une fois sur le trône (1483), celui-ci témoigna toujours une grande affection et une grande sollicitude pour ce château qui avait abrité son enfance.
VITALITÉ DE l'aRT FRANÇAIS A LA FIN DU XV^ SIÈCLE
struclions de celle seconde période furent le corps de logis, aujourd'hui disparu, destiné aux appartements de la reine, la petite chapelle cl les deux grosses tours d'accès. Louis XII continuera les embellissements d'Amboise, mais avec moins d'ardeur, car c'est du côté de Blois^ dont le château appartenait à la famille d'Orléans depuis longtemps, que va se porter son activité.
La suite ininterrompue des travaux d'Amboise nous a déjà forcé à franchir cette limite de 1495 que nous nous étions fixée. Ici encore, comme tout à l'heure dans l'architecture religieuse , nous constatons une continuité de développement rem a rquable : certains édifices élevés en grande partie ou même entièrement après le premier retour d'Italie sont justement parmi les plus belles créations de ce style fleuri où l'on conserve les modes de construction et la plupart des principes de décoration des purs
Château de Blois. — Aile Louis XII.
gothiques, mais où l'art
du constructeur et du décorateur se fait de plus en plus apparent et brillant. Nous trouvons là comme l'aboutissement logique et nécessaire des principes posés à Jarzé, à Nantes et à Amboise.
Le spécimen le plus remarquable que nous en connaissions aujourd'hui, encore est-il malheureusement très restauré, est évidemment Vnile dite de Louis XII du château de Blois, élevée immédiatement après l'avènement du roi en 1499. A en juger par les dessins anciens, le château du T erger^ , en Anjou, construit pour le maréchal de Gié et dont il ne reste plus que les substructions, quelques bâtiments accessoires et quelques tours d'enceinte, ne devait guère le céder au château de Blois lui-même. Il avait du reste été commencé antérieurement et tout un corps de logis venait d'être achevé en 1488 quand Charles VIII y séjourna. Mais le bâtiment le plus somptueux avait été élevé sous Louis XII par l'architecte Colin Byard, de